sandrine57

Lectrice compulsive d'une quarantaine d'années, mère au foyer.

Le trône de fer., [1], Le trône de fer
25 septembre 2012

Il y a 15 ans de cela, Eddard Stark a aidé son ami Robert Baratheon à renverser le roi Aerys le Fou et à s'emparer du Trône de fer. Depuis, il vit tranquillement dans le nord, en son domaine de Winterfell, entouré de sa femme Catelyn et de tous ses enfants, y compris Jon Snow, son bâtard. Robert, quant à lui, règne sur les Sept Royaumes, en bonne entente avec les Grandes Maisons, y compris les Lannister, tardivement ralliés à sa cause, dont il a épousé un des membres: Cirsei qui lui a donné trois enfants.


Mais les temps sont troubles. Certains continuent d'appeler Robert l'Usurpateur et Viserys Targaryen, dernier descendant d'Aerys, n'a pas renoncé au Trône de fer. Il a vendu sa jeune soeur, la Princesse Daenerys, à un grand chef nomade, en échange d'une armée capable de renverser Robert. A l'extrême nord, derrière le Mur, des choses étranges ont lieu et des gardes disparaissent. De plus, Jon Arryn, la Main de Robert, sorte de Premier Ministre, est décédé brutalement.
Sollicité par son ami, Eddard n'a d'autre choix que de suivre le roi dans le Sud, à Port-Réal pour devenir sa Main. A regret, il confie Winterfell à sa femme et à ses fils, laisse son bâtard s'engager dans la Garde de Nuit et, rejoint la cour accompagné de ses deux filles.

Depuis le temps que j'en entendais parler, il fallait bien qu'un jour ou l'autre, je me laisse tenter par cette célèbre saga, bien que la fantasy soit très éloignée de mon genre de lecture habituelle. Et bien, autant l'avouer d'emblée : j'ai ADORÉ! J'ai découvert un autre monde, violent et sauvage, des paysages magnifiquement décrits, une galerie de personnages qui tous ont leur importance, une société médiévale avec ses nobles chevaliers, ses codes, ses traditions, ses légendes, ses intrigues de palais. Voilà pour le côté positif.
Par contre, sur le fond, je trouve que Georges R.R. MARTIN laisse très peu de place aux variations dans les caractères de ses personnages. Il nous sert sur un plateau les gentils à aimer et les méchants à détester. Le seul qui fait exception est peut-être le nain Tyrion. Bien qu'il soit un Lannister, qu'il semble beaucoup aimé son frère et sa soeur, on sent bien qu'il n'est pas complètement mauvais, et son sens de l'ironie le sauve de la détestation du lecteur..
Sur la forme, ce premier tome des éditions J'ai lu est un calvaire à lire. On ne compte plus les fautes d'impression (coquilles, espaces manquants, défauts de majuscules). La traduction me paraît également douteuse. Certaines tournures de phrases sont lourdes, d'autres totalement incompréhensibles, le style en général manque de fluidité.
Mais pour un début qui sert surtout d'épisode de présentation, on peut dire que c'est une réussite. L'action se met en place très vite et l'on arrive rapidement à situer les lieux et à se souvenir des personnages.
Une expérience qu'il faut tenter mais ATTENTION! C'est terriblement addictif! Lire le premier c'est se condamner à vouloir lire les nombreux autres tomes.

Les vacances de Jésus & Bouddha, 2, Les Vacances de Jésus  Bouddha - tome 02, saint young men
25 septembre 2012

Jésus et Bouddha sont toujours en vacances sur terre. Le temps passe et voilà déjà les fêtes de fin d'année. C'est l'occasion pour Bouddha de préparer un anniversaire surprise à un Jésus tellement emporté dans le tourbillon de la consommation qu'il en oublie ce que Noël signifie pour lui.

Dans la continuité du premier, les gags s'enchaînent et les deux héros dévoilent deux personnalités totalement opposées. Jésus est cigale, Bouddha est fourmi. Des choses drôles, d'autres moins, mais comme prévu, rien de nouveau. Il va falloir se faire à l'idée que le mangaka a trouvé un angle et qu'il compte le dérouler à l'infini.
A lire à petites doses, pour sourire et se détendre.

Le trône de fer., 2, Le donjon rouge, Le trône de fer
8,50
25 septembre 2012

Eddard Stark sait désormais avec certitude que son prédécesseur n'est pas mort de mort naturelle. Il a bel et bien été assassiné pour avoir découvert le secret de la reine Cirsei. Eddard est bien décidé à confier tout ce qu'il sait au roi. Mais il n'en aura pas l'occasion. Robert, parti chasser, rentre mortellement blessé par un sanglier. Les évènements s'accélèrent, il faut agir vite. Eddard veut écarter le fils de Cirsei de la succession au trône mais il est trahi par le Conseil. Joffrey s'assoit sur le trône de fer, Eddard est arrêté pour trahison, Sansa, son aînée est retenue prisonnière et Arya, sa cadette s'enfuit dans les bas-fonds de la capitale. Aussitôt, le Nord se mobilise. Robb Stark lève une armée, les Lannister contre-attaque. La guerre est inévitable.


Nouveau roi des Sept Royaumes, Joffrey pourra-t-il régner alors que le frère de Robert revendique le trône, que Daenerys a réussi à convaincre son mari que l'enfant qu'elle porte doit être le roi et qu'à l'extrême Nord, Jon Snow et ses compagnons affrontent des morts-vivants sanguinaires? Le danger est partout, une nouvelle ère, funeste, s'annonce...

Du sang et des larmes pour ce deuxième tome du Trône de fer.
George R. R. MARTIN ne ménage pas ses personnages (ni ses lecteurs!) et chacun est à même de mourir. Pour survivre en ces temps troublés, il ne suffit pas d'être courageux et d'avoir de l'honneur. Les lâches, les malins, les calculateurs peuvent aussi tirer leur épingle du jeu. Entre alliances et trahisons, stratégies et intrigues, la guerre est en marche et bien malin celui qui en connait les vainqueurs. Le lecteur n'a d'autres choix que de pleurer la mort de ses favoris, se réjouir des victoires de ceux qui s'en sortent et prier les dieux sans nom pour que le meilleur gagne....

Hunger Games, Tome 3 : La révolte
25 septembre 2012

Après la fin mouvementée des 75è Hunger Games, Le Capitole rêve de vengeance et le disctrict 12 n'a pas survécu à sa soif de sang. Katniss vit désormais avec sa famille et son ami Gale dans le district 13. La présidente Coin et la résistance veulent que s'incarne en elle le Geai moqueur, symbole de leur lutte. Mais la jeune fille va mal. Elle s'inquiète de savoir Peeta entre les mains du président Snow. Et c'est après beaucoup d'hésitations qu'elle accepte de suivre la rébellion dans une guerre qui s'annonce inévitable.

Après un début un peu laborieux où l'on a droit aux atermoiements de Katniss (cette gamine n'a décidément aucune conscience politique!), l'action monte en puissance avec la guerre qui éclate. Et comme chacun sait, à la guerre, tous les coups sont permis. Tortures psychologiques, manipulations, propagande, désinformation, bombardements, otages humains, morts de civils, rien est épargné à la population de Panem et de ses districts. Les deux camps veulent gagner et usent des mêmes armes.
Quant à savoir quel sera le camp qui vaincra, avec un peu d'optimisme, on s'en doute dès le premier tome. Restent Katniss et ses amours....Qui va-t-elle choisir? Gale son ami d'enfance, combattant très impliqué dans la rébellion, ou Peeta, revenu du Capitole conditionné pour la tuer? Les circonstances vont en quelque sorte choisir pour elle.
Finalement, cette trilogie très sombre trouve ici son happy end mais le lecteur reste sur sa faim. Ce troisième tome ne tient pas toutes ses promesses. Superficiel et facile, il est le moins réussi mais il fallait bien une fin alors on s'en contentera.

L'Appel de la rivière, roman
8,10
25 septembre 2012

La Société des jeunes pianistes n'est plus. Ses membres se sont éparpillés. Irene-Margrete a quitté la Norvège et Rebecca s'est lancée dans des études de médecine. Quant à Anja Skoog, elle est morte, bien sûr, tout comme son père qui s'est tiré une balle dans la tête. Reste Aksel. Anéanti par la perte d'Anja, il a passé l'été au calme avec Rebecca et rentre à Oslo plus seul que jamais. Septembre est le mois des grandes décisions. Il sait que Selma Lynge, sa terrible professeure de piano, l'attend de pied ferme avec un programme de répétitions chargé. Mais il n'est plus certain de vouloir devenir pianiste. De réflexions en errances dans les rues de son enfance, il tombe par hasard sur une petite annonce.

Marianne Skoog, la mère d'Anja, loue une chambre dans sa maison désormais bien vide. Aksel se présente chez elle et s'installe dans la chambre de la jeune fille décédée. Minés tous les deux par le deuil, Marianne et Aksel se rapprochent et entament une relation.

Le premier volume de la trilogie de Ketil Bjørnstad était déjà sombre et éprouvant et rien ne s'arrange dans ce deuxième tome. Au contraire, j'ai trouvé l'ambiance malsaine. Aksel, tout jeune mais déjà bien malmené par la vie, se retrouve ici entre deux femmes, les deux bien plus âgées que lui mais tout aussi perturbées. La première, Selma Lynge, fonde tous ses espoirs sur les futurs débuts d'Aksel, qu'elle a programmés le jour même de son anniversaire. Pour qu'il réussisse, elle est prête à tout et ses leçons virent à la correction pure et simple. Bien sûr, on sent ses failles, ses craintes mais cela n'enlève rien à ses incroyables accès de colère. La seconde, Marianne Skoog, l'entraîne inexorablement dans son deuil, son chagrin, sa folie. Leur relation contre nature met mal à l'aise et l'on pressent qu'elle sera dévastatrice. Son mari et sa fille décédés, elle aurait pu être touchante mais s'attacher Aksel la rend dangereuse.
Tout au long du roman, la tension est palpable, le drame est là, latent, et on attend avec angoisse le moment où il éclatera et fera ses ravages. Les seuls moments de grâce sont ceux où la musique prend toute la place. Aksel écoute Mahler, Chopin, Beethoven, Marianne s'évade avec les disques de Joni Mitchell et évoque ses souvenirs de Woodstock.
Une lecture éprouvante.