Matatoune V.

https://vagabondageautourdesoi.com/

Pourquoi ce titre « vagabonderautourdesoi »? Qu’on parte à l’autre bout du monde, au bout de notre rue, qu’on se concentre sur la lecture d’une phrase, à la vue d’un tableau, à l’écoute d’une musique, à la vue d’un film, d’une pièce de théâtre, etc. j’ apprends chaque jour un peu sur le monde et sur moi ! (…)

Amélie Cordonnier

Flammarion

19,00
17 janvier 2022

Encore réussi !

Néanmoins, si Amélie Cordonnier a voulu montrer un égoïsme masculin, autocentré exclusivement sur sa libido, qui connait quelques ombrages, elle y réussit parfaitement ! Car, vraiment, ce personnage qui se regarde le nombril (en fait, plus bas) est décrit, incapable de réfléchir avec son cerveau, prêt à l’infidélité pour croire aux mirages de sa jeunesse et de sa vaillance ! Réagir ainsi dans une chronique est déjà un signe que Amélie Cordonnier atteint parfaitement son but, avec ce roman « Pas ce soir « .

roman- collection littéraire dirigée par Martine Saada

Grasset

19,00
13 janvier 2022

Sujet peu traité mais nécessaire !

En plaçant son roman au cœur de l’enfermement puis de la renaissance d’une jeune femme soumise à la volonté d’un Dieu qu’une communauté transforme en bourreau, Hélène Lenoir décortique son lent cheminement vers la conquête de son libre arbitre et l’expression de sa personnalité. C’est bouleversant et poignant, réaliste et malheureusement trop vraisemblable.
La suite ici
https://vagabondageautourdesoi.com/2022/01/13/helene-lenoir/

3 janvier 2022

Magnifique

Comme la photo de couverture montrant un homme au bord de la rue, levant la tête vers les lumières des publicités, Raymond Depardon invite son lecteur en embarquer dans son univers où chaque photo raconte une histoire à inventer pour redécouvrir le mythe de la ville de New York qu’on aime et qui nous manque tant !
La suite avec photos et vidéo ici
https://vagabondageautourdesoi.com/2022/01/03/raymond-depardon/

L'Iconoclaste

19,00
29 décembre 2021

A lire absolument

Élu meilleur premier roman de l’année 2021, Mon mari de Maud Ventura est un roman vintage qui conte la relation perturbée d’une femme avec son mari.

La narratrice détaille son obsession pour son mari sur toute une semaine. Elle enferme l’homme avec qui elle vit depuis plus de quinze ans d’une attention obsédante, d’un amour inconditionnel, d’une aura sublimée, mais aussi d’une vie faite de contrôle, d’hyper-maîtrise et de dissimulation. Pourtant, cette femme jamais nommée n’est pas femme au foyer mais a un métier. Mère de deux enfants, elle est enseignante et même traductrice.

L’éditeur vante cet ouvrage, élu meilleur premier roman de l’année, comme un moment de légèreté féroce. En découvrant Lundi, pas même un sourire ne m’a accompagnée ! Le Mardi, pour moi, le point de rupture n’allait pas tarder à se signaler. Mercredi, j’ai littéralement étouffée, posant mon livre à chaque prétexte pour respirer un peu, tellement mal à l’aise devant cette addiction , prenant des accents de folie furieuse. Et, puis il y a cette hypersensibilité au couleur, Jaune le Jeudi, bien sûr, Alors le Vert pour Vendredi, etc…Mais, Jeudi a eu un goût étrange avec ces instants subversifs distillés par tromperie. J’ai rêvé que la semaine s’arrête au Samedi, tellement le suspense m’était insupportable !

Presque trois cent cinquante pages passées à décortiquer une relation complétement tendue vers lui, vers « mon mari », pour débusquer les signes de son amour à lui ou plutôt de son manque d’amour, de sa probable duplicité et même son infidélité, tant est prégnant le manque de confiance maladif de cette femme. Elle traque tous ses faits et gestes et les clins d’œil du hasard sous le prisme de son aliénation.

La suite ici
https://vagabondageautourdesoi.com/2021/12/14/maud-ventura/

Roman

Evelyne Selles-Fischer

L'Harmattan

25,00
29 décembre 2021

A découvrir

Évelyne Sellés-Fischer propose avec Le figuier stérile une dystopie sur une société où l’infertilité menace l’espèce humaine. Et ce roman ne se situe pas dans un futur éloigné mais tout proche de nous, dans la seconde moitié des années 2000. Ses personnages nous ressemblent dans leurs recherches de solution pour assouvir ce désir d’enfant menacé.

Le fil rouge de ce roman est un couple. Nicolas et la narratrice souhaitent avoir un enfant vers les années 2080. L’infertilité de l’un va conduire le couple vers le dédale des procédés substitutifs pour réaliser ce désir d’enfant devenu au fil du temps obsédant et même obnubilant.

Le figuier stérile est aussi l’occasion pour Évelyne Sellés-Fischer de s’interroger sur le monde d’aujourd’hui et son évolution supposée. En chapitres courts, l’écrivaine brosse le parcours du combattant de la population occidentale confrontée à une infertilité grandissante. Tout est alors envisagé par les pays concernés pour pallier ce fléau qui fait redouter la fin de plus en plus proche de l’espèce humaine.

Devant ce phénomène important impossible à endiguer, Évelyne Sellés-Fischer démontrent que des gourous de toutes sortes exploitent le désarroi des couples. De plus, à partir d’exemples, l’écrivaine explique que l’argent véhiculé attire des donneurs et mères porteuses dans la misère.

Cette dystopie ressemble étrangement au monde dans lequel nous vivons. A partir de ses personnages secondaires, Évelyne Sellés-Fischer cerne les dérives qui peuvent s’imposer au fil des démarches. Le lecteur découvre le destin Halva et sa GPA particulière, celui d’Aïcha et ses coutumes ancestrales, Henry le scientifique si particulier, etc.

La suite ici
https://vagabondageautourdesoi.com/2021/12/29/evelyne-selles-fischer/