Un chemin de tables

Un chemin de tables

Maylis de Kerangal

Raconter la vie

  • 7 février 2017

    Je me suis régalée !

    Quel que soit le sujet quel que soit le propos, Maylis de Kerangal réussit à nous happer.
    Cette fois, c’est dans les pas d’un jeune cuisinier autodidacte, Mauro, qu’elle nous embarque, pour nous faire découvrir à travers ce parcours singulier, les coulisses des restaurants petits ou grands. Un chemin de vie passionnant.


  • 7 avril 2016

    Envoûtant

    "Ce qui se produit durant ces heures compactées, dans cet espace réduit, est tout la fois une improvisation d'une grande intensité, une expérience sensorielle de haute volée et une confrontation avec la matière - matière organique, vivante, ultra réactive."
    Maylis de Kerangal nous raconte le parcours atypique de Mauro. Titulaire d’un master de sciences économiques, il accumule des expériences dans les cuisines de différents restaurants en tant qu’autodidacte pour finalement passer un CAP. Le Jeune homme talentueux qui aimait préparer des plats à ses amis suit son instinct. Des horaires à rallonge à un savoir-faire acquis, il n’hésite pas à changer d’établissements. Maylis de Kerangal nous décrit à merveille les gestes, la précision, la rigueur, mais aussi les cadences effrénées, la fatigue, la dureté de cuisine qui exige « qu'on lui sacrifie tout, qu'on lui donne sa vie ».
    A vingt-quatre ans, Mauro ouvre son propre restaurant. Le succès est au rendez-vous. On le suit sur les marchés à la quête de bons produits, dans sa cuisine minuscule.Mais Mauro a faim d’autres expériences. Il part en Asie, y passe plusieurs mois, revient, accumule encore d’autres expériences. Insatiable, rigoureux et passionné.

    Sans jamais perdre son lecteur, avec une écriture qui épouse le vocabulaire spécifique d'un métier ou qui détaille un procédé de cuisson, les gestes techniques, elle nous immerge au plus près de Mauro.
    Un livre envoûtant !


  • par (Libraire)
    23 mars 2016

    Tribulations d'un commis aux fourneaux

    Parcours atypique et savoureux d'un cuisinier autodidacte, libre et attachant.
    Par son écriture gourmande et aiguisée, Maylis de Kerangal nous fait voyager aux côtés de Mauro, de la cuisine familiale à l'Asie en passant par ses expériences berlinoises et parisiennes.
    A déguster sans modération !


  • par (Libraire)
    16 mars 2016

    Un récit pour suivre le parcours d'un jeune cuisinier autodidacte. Très bien écrit ce livre nous offre une plongée très intéressante dans l'univers de la cuisine.


  • par (Libraire)
    15 mars 2016

    Maylis de Kerangal s'est intéressée au parcours d'un jeune cuisinier dont elle préserve l'anonymat en le prénommant Mauro. C'est une personne peu banale qui , étant titulaire d'un master de sciences économiques, choisit d'aller travailler dans les cuisines d'un grand restaurant, puis plus tard, de passer un CAP. Après avoir connu des cuisines de taille et d'inspiration diverses, à 24 ans, il ouvre son propre resto avec une cuisine de quatre mètres carrés. Un jour, il s'aperçoit qu'il est mort d'être trop resté cloîtré dans son repère de solitaire.
    Comme dans ses précédents ouvrages, Maylis de Kerangal décrit avec une exacte précision les gestes du métier, les routines, la place des corps dans la brigade, l'obéissance au chef, la rigueur du travail, la précision des cuissons, l'apprentissage continuel au gré des produits trouvés au marché, l'inventivité, l'esclavage du métier et la violence de cette "cuisine que exige qu'on lui sacrifie tout, qu'on lui donne sa vie".
    Ce que vit le client en salle est loin de ce que voit le cuisinier derrière la porte de sa cuisine. Maylis de Kerangal excelle à montrer ce qu'il y a au-delà des gestes et des postures, les exigences et les sacrifices qui se cachent derrière la gloire du chef.
    Un récit talentueux d'une vie talentueuse.


  • par (Libraire)
    10 mars 2016

    Chaque métier a son vocabulaire propre, use d'un champ sémantique qui n'a valeur qu'à l'intérieur de son pré carré, réinvente les images et fait chanter les mots, parfois de manière barbante, souvent d'une façon hautement poétique. Qui mieux dès lors que Maylis de Kérangal, dont La naissance d'un Pont et Réparer les Vivants étaient construits sur des fondations lexicales fortes, pour dire ici le monde de la cuisine. Elle s'y est fondue naturellement, mettant sa phrase au service de son jeune ami Mauro qui, diplômé de science-éco, décide de passer son CAP tant il a le goût et le talent nécessaires depuis l'enfance pour s'accomplir dans ce domaine. On se rapproche du circuit court des saisons, des négociations sur les marchés, des cadences infernales, on change de restos et d'arrondissements. L'auteur nous dit la beauté du métier, sa dureté ; nous montre un éventail de lieux aux règles diverses ; nous dit un homme au plus près de sa passion. Parvient même à nous écrire une fin radieuse, grâce à Mauro, garçon remarquable s'il en est.