La fin
EAN13
9782267020793
ISBN
978-2-267-02079-3
Éditeur
Christian Bourgois
Date de publication
Collection
Littérature étrangère
Nombre de pages
448
Dimensions
20 x 12 x 2 cm
Poids
395 g
Langue
français
Langue d'origine
anglais
Code dewey
850
Fiches UNIMARC
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Cleveland, Ohio. Rocco LaGrassa, un boulanger d’origine italienne, vit seul depuis le départ de sa femme et de ses trois enfants. En ce 15 août 1953, il apprend qu’un de ses fils, enrôlé dans l’armée, vient de mourir dans un camp de prisonniers en Corée du Nord. Il décide de bouleverser ses habitudes et de fermer sa boutique afin de se rendre dans le New Jersey pour identifier le corps.

Le 15 août étant le jour de l’Assomption, particulièrement célébrée dans le quartier d’Elephant Park, les rues qu’il traverse sont remplies d’animation : défilés et parades se succèdent.

Cette journée singulière constitue l’axe central du roman. Elle est relatée à travers les yeux de Rocco, abasourdi par la nouvelle de la mort de son fils, et de certains de ses voisins : Mrs Marini, faiseuse d’anges vieillissante ; Lina, étrange couturière ; Ciccio, son fils ; Gary Ragusa, père de famille qui vient se mêler au carnaval ; un bijoutier qui pleure sa défunte sœur.

Ainsi, d’un personnage à l’autre, l’auteur parvient à peindre un microcosme habité par ces figures singulières, issues de l’immigration, souvent en quête de leur identité véritable, cherchant à s’apaiser après un déracinement.

La Fin décrit ainsi une journée particulière dont la violence culmine dans un crime raciste, auquel certains des personnages assistent, sans tout bien comprendre. C’est également une plongée dans les consciences des personnages qui composent le roman, une enquête qui donne lieu à une réflexion sur les véritables origines de chacun, le lien à une famille, l’attachement à une terre, l’existence du destin.

Salvatore Scibona est né à Cleveland dans l’Ohio, ville où ses arrières grands-parents se sont installés après avoir émigrés d’Italie et de Pologne. Il a étudié la Philosophie et les Mathématiques au St John’s College de Santa Fé (Nouveau Mexique), et est diplômé du Master of Fine Arts de l’Iowa Writers’ Workshop. Ses écrits ont été publiés dans de nombreuses revues: Threepenny Review, Best New American Voices 2004, Saul Bellow’s News from the Republic of Letters et The Puschart Book of Short Stories. La Fin est son premier roman. Salué par la critique, il a reçu le prestigieux prix du premier roman de la New York Public Library : The Young Lions Fiction Award 2009 ainsi que le Norman Mailer Cape Cod Writing Award for Exceptional Writing 2009. La Fin a également fait partie des finalistes du National Book Award et de l’Ohioana Book Award. Scibona vit à Provincetown, Massachussets, où il dirige le « writing fellowship » du Fine Arts Work Center qui accueille chaque année des écrivains en résidence. Il travaille actuellement à une novella et à un roman.

Ce premier roman, qui a reçu le prestigieux prix du premier roman de la New York Public Library : The Young Lions Fiction Award 2009 et figuré parmi les finalistes du National Book Award 2008, est un coup de maître.

Salvatore Scibona y crée des personnages incroyablement complexes – un boulanger qui perd son fils durant la guerre de Corée, une avorteuse âgée qui croise souvent le fantôme de son mari, un jeune italo-américain qui retrouve sa mère et la fuit aussitôt, un assassin psychopathe d’un raffinement inouï, etc. – lesquels s’installent dans des actions parallèles et apparemment disjointes. Tous ces destins finiront par se rencontrer le 15 août 1953, jour de la fête de la Vierge dans la communauté italienne d’une ville de l’Ohio, au cours de la grande procession à laquelle assistent tous les habitants du quartier.

Ce qui est proprement stupéfiant, c’est la maîtrise de l’auteur qui noue tous ces fils avec une extrême sophistication d’écriture. Certains critiques ont comparé La Fin à un gros chapitre de l’Ulysse de James Joyce. Ce n’est pas excessif : il y a chez Scibona, un mélange de réalisme poussé jusqu’à l’obsession du détail, et de « flux de conscience » brassant le passé sicilien des personnages, leurs préoccupations du moment et l’environnement présent. C’est dire si le montage du texte est complexe, fascinant. L’écriture est somptueuse, torturée, sautant sans prévenir d’un registre, d’une situation, d’une pensée, à la suivante. Il y a surtout dans ce premier roman un souffle poétique et une ambition d’écrivain tels qu’on n’en rencontre que très rarement dans la littérature américaine.

Brice Matthieussent

« Empreint de sagesse, d’importance et de grâce, le premier roman rayonnant de Salvatore Scibona laisse présager une carrière littéraire remarquable, dont La Fin n’est que le commencement. » (Annie Dillard)

« Les immigrants italiens de cet exceptionnel premier roman se heurtent et s’effondrent dans une polyphonie narrative – en partie roman, en partie poème épique en prose – qui couvre la première moitié du XXème siècle. […] Cette prose vorace offre sa part de défi, mais le portrait que dresse Scibona du monde perdu d’Elephant Park est un tour de force littéraire. » (Publishers Weekly)

« Un premier roman solennel, labyrinthique sur la recherche héroïque du « chez soi » et la promesse d’un avenir meilleur […] Magnifique, doux-amer, et fulgurant. » (Booklist)
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