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Nathalie T.

par (Libraire)
2 octobre 2021

Exceptionnel !

La vie de Madeleine Riffaud racontée par elle-même ! Un témoignage de femme, d'aventurière et de résistante dans une Histoire généralement contée au masculin. Ce premier volume, qui permet de comprendre le pourquoi et le comment de son entrée dans la résistance est impressionnant. L'ouvrage refermé, quelques minutes sont nécessaires pour se reconnecter à la réalité. Nous reste ensuite un immense respect pour cette femme à la volonté inébranlable dont ni l'humiliation, ni la maladie, ni la torture, n'ont pu faire vaciller les convictions. Le dessin est superbe, l'ambiance terriblement présente. Une BD qui se dévore, qui bouleverse et qu'on relit.

17,90
par (Libraire)
24 septembre 2021

Comme le dit si bien Amélie Nothomb dans son 30ème roman : « L’enfance a cette vertu de ne pas essayer de répondre à la sotte question : « Est-ce que j’aime ? »
L’enfance, en plus de cette éblouissante vérité trop souvent oubliée, a aussi la capacité à faire du « Et si ? » le terreau d’inventions formidables, d’ouvertures vers d’autres univers aussi réels que le nôtre et où les règles et les barrières s’abolissent avec la facilité de la conviction enfantine.
Cette conviction, Amélie Nothomb la prend une nouvelle fois à bras-le-corps pour donner, redonner vie, à la voix de son père : alors que dans Soif, c’est Jésus lui-même qui se voyait attribué le « je » de sa plume, c’est ici son propre père, disparu en mars 2020, qui hérite des mots de sa fille.
Cette absence du père, l’autrice ne peut la mettre en forme autrement qu’en disparaissant elle aussi, à la fois du récit (tout ce qui se passe dans le livre a lieu avant sa naissance) mais également en « taisant » quelque peu le cynisme ou les réflexions cinglantes dont elle a le secret : et cette pudeur est aussi vertigineuse que profondément émouvante.
Pour autant, Premier sang n’en oublie pas les espiègleries stylistiques de celle qui a fait revivre Barbe Bleue ou donné la parole au Christ donc, mais elles ont le goût d’une certaine tendresse : on rit aux tribulations de la famille Nothomb et de ses membres un peu allumés et peu portés sur la parentalité responsable ; on rit encore à l’épisode des lettres d’amour mais ce côté loufoque se pare d’une émotion sous-jacente que le rythme toujours parfait et les dialogues au diapason ne viennent pas masquer, mais au contraire porter vers la plus belle des morales, celle qui fait que la fiction peut tout.
Ici, redonner de la voix au père disparu et lui offrir l’hommage déchirant de vivre encore le temps d’un livre.

Sébastien

par (Libraire)
24 septembre 2021

Philippe Jaenada recoupe, décortique, vérifie, confirme ou infirme mais il n’est pas journaliste.

Il enquête, épluche les PV, arpente le bitume (avec une jambe en vrac) mais il n’est pas flic non plus.

Non, Jaenada est romancier. Alors, il écrit. Et il le fait encore mieux qu’arpenter le bitume parce que dans son style, y’a rien en vrac, c’est juste un régal. Avec précision et pas-de-côté, avec empathie, rigueur, moult détails… et humour, il met en lumière les victimes, fait sortir de l’ombre les vrais monstres et ausculte la société française des Trente Glorieuses. Et avec tous les menteurs, lâches, fourbes et escrocs qui s’étalent sur les 750 pages d’Au printemps des monstres, on peut dire qu’elle n’était pas bien glorieuse cette France…

Mais l’humanisme, le regard sociologique de Jaenada viennent apporter, dans une conclusion épatante et superbe, une lumière, un souffle d’apaisement. Celui d’une femme (regardez la couverture) rejetée et broyée par la société et les institutions, et à laquelle le spécialiste de la digression, de l’à côté, vient justement redonner une place.

C’est triste comme un fait divers mais (et ?) beau comme un roman.

Sébastien

par (Libraire)
24 septembre 2021

Et si ...
Et si Médée n'était pas cette figure mythologique antique de l'abominable sorcière égorgeuse d'enfants.
Et si ... Médée avait véritablement existé ?
Et si ... en tant que fille de roi elle avait bénéficié d'une éducation, d'un accès aux livres, cartes, savoirs ?
Et si Médée n'était pas une sorcière mais une scientifique ?

A travers ce magnifique album, Nancy Pena et Blandine Le Callet revisitent le mythe de Médée dans une interprétation plus "cartésienne" et féministe de son histoire.

Fabien Grolleau, Jérémie Royer

Dargaud

25,00
par (Libraire)
24 septembre 2021

Quelle plus belle manière d'écrire Stevenson que de le raconter dans son imaginaire ? Doté d'un corps faible mais d'une volonté à toute épreuve, cet auteur hors norme fait rêver d'aventures et frissonner d'angoisse ados et adultes depuis presque deux siècles.
Au meilleur de sa forme ou à l'article de la mort, notre aventurier au (très) grand cœur n'a jamais renoncé. Ni à l'aventure, ni à l'amour, ni à l'écriture.
Cette BD conte ses multiples voyages et ses rencontres palpitantes à travers le monde et au sein de son monde intérieur. Un énorme coup de cœur sur cet ouvrage qui rend hommage à la fois au grand homme, à l'écrivain remarquable et au fabuleux rêveur.

De 12 à 127 ans.