Marianne K.

Breakfast after noon

Watson, Andi

Ça et là

20,00
par (Libraire)
23 octobre 2017

Crise du travail et crise d'identité.

Rob et Louise sont tous deux employés des faïenceries Windsor, dans une petite ville d’Angleterre. Quand survient un plan de licenciement, ils sont tous deux licenciés. Alors qu’ils sont sur le point de se marier et ont le désir de fonder une famille, leur relation se fait difficile. Si Louise déborde d’énergie, s’inscrit au centre pour l’emploi et tente de se former à un nouveau métier, Rob, quant à lui, ne parvient pas à aller de l’avant… Tentant vainement de retrouver son emploi, refusant l’aide de quiconque, il s’enfonce de plus en plus dans la dépression…
La bande dessinée d’Andi Matson, traduite par Sidonie Van des Dries, évoque avec une simplicité non dépourvue de force l’impact de la perte d’un emploi sur nos vies. Dans un contexte particulièrement difficile pour le travail, ce récit résonne particulièrement. Un roman graphique intime à la dimension sociale passionnante !

Aux livres exquis

Vandermeersch, Fanny

Charleston

par (Libraire)
23 octobre 2017

Des muffins et un beau roman pour un agréable moment de détente !

En quelques pages à peine, vous vous prendrez d’affection pour Chloé ! Cette trentenaire en a ras-le-bol de la routine, elle ne veut plus rester à la maison plus longtemps, à s’occuper uniquement de son fils et des tâches ménagères. Quand elle découvre une annonce pour un poste de serveuse dans un café-librairie, elle se dit que c’est exactement ce qu'il lui faut. Mais elle est bien loin de se douter que cet emploi chamboulera sa vie de bien des manières : entre la découverte de l’infidélité de son mari, un patron acariâtre, une amitié naissante avec un collègue et une cliente étrange qui dessine son portrait dans un carnet, Chloé à de quoi s’occuper l’esprit…
Roman d’aventure, récit intime, roman d’initiation, histoire d’amour, ce livre sensible, plein d’humour et d’optimisme vous charmera sans aucun doute ! Des muffins, un livre, un cadre chaleureux, voilà les ingrédients pour un moment de pure détente...

LE CHAMPIGNON DE LA FIN DU MONDE - SUR LA POSSIBILITE DE VIVRE DANS LES RUINES DU CAPITALISME
par (Libraire)
17 octobre 2017

1, 2, 3, nous irons au bois !

Amateurs de sociologie, d’économie, d’histoire, de géologie, de botanique, de cuisine ou d’écologie, ce livre est fait pour vous ! Non, je ne fais preuve d’aucune forme d’exagération ! Le Champignon de la fin du monde est un ouvrage passionnant, regorgeant de notions sur des sujets variés et amenant le lecteur à réfléchir dans toutes ces disciplines…

Mais quel est donc ce champignon prodigieux ? Il s’agit du matsutake, un champignon qui fit son apparition dans les forêts autour de Nara et de Kyoto, exploitées à outrance pour alimenter les forges de la région et construire les temples. Précisons que le matsutake pousse dans les zones perturbées par l’action de l’homme, souvent sur les pins rouges, arbres poussant eux-mêmes sur les sols minéraux et ensoleillés laissés par la déforestation… Devenu d’abord un symbole japonais pour l’automne, au même titre que les cerisiers en fleur du printemps nippon, il s’est ensuite transformé en produit de luxe dans les années 1970, époque où l’urbanisation a fait baisser l’exploitation forestière, transformant ce champignon en un produit d’une grande rareté ! Quand on s’est rendu compte que le matsutake poussait aussi à l’étranger, notamment dans les forêts de l’Oregon, le capitalisme s’en est mêlé et des exportateurs ont fait leur apparition, exploitant des populations en situation précaire pour la cueillette…

En suivant l’incroyable odyssée de ce champignon, Anna Tsing nous embarque pour un voyage à travers les ruines laissées par le capitalisme, mais où une nouvelle forme de vie apparaît parfois ! Traduit par Philippe Pignarre, cet ouvrage impressionnant vous surprendra et vous fera voir la cueillette des champignons d’une tout autre manière ! À vos paniers !

Jeu blanc
par (Libraire)
17 octobre 2017

Bouleversant !

Quand on lit Richard Wagamese, on doit s’attendre à être bouleversé, à revoir nos idées reçues, nos jugements, nos impressions sur les personnages. Car cet auteur Canadien, aux origines Ojibwés, est un maître dans l’art de chambouler les sentiments du lecteur !

Alors que sort en poche (10/18) Les étoiles s’éteignent à l’aube, superbe roman sur la relation père/fils et sur les traditions amérindiennes, les éditions Zoé publient Jeu Blanc, son précédent roman en anglais. On retrouve dans ce texte toute la puissance de son écriture, merveilleusement traduite par Christine Raguet, on est une fois de plus complètement immergé dans l’atmosphère si particulière de Richard Wagamese. On rencontre ici Saul Indian Horse, un amérindien qui éprouve l’irrépressible besoin de raconter son histoire : l’enfance indienne, les années dans un internat où des blancs font tout pour effacer toute trace d’indianité en lui, l’adolescence passée sur la glace des terrains de hockey, et le racisme, surtout, qui règne dans le Canada des années 1970…

Richard Wagamese s’est éteint en mars 2017, à l’âge de 61 ans. Son œuvre mérite de rester vivante, d’être lue, et défendue sur les tables de nos librairies ! Si vous ne le connaissez pas encore, réjouissez-vous, vous allez avoir la chance de le lire pour la première fois et d’être conquis !

Utopies réalistes / en finir avec la pauvreté, un monde sans frontières, la semaine de travail de 15
par (Libraire)
26 septembre 2017

Des utopies pour le monde de demain.

Quand on nous parle de réduction du temps de travail, de revenu de base, d’extinction de la pauvreté ou d’ouverture des frontières, ils sont nombreux à taxer de naïveté les penseurs qui osent mettre en avant ces idées. Pourtant, l’histoire et de nombreuses études ont montré que ces idées étaient non seulement réalisables, mais également bénéfiques à l’ensemble de la société ! Historien et journaliste, Rutger Bregman s’appuie sur de nombreux travaux, d’Esther Duflot à Thomas Piketty en passant par David Graeber, et sur des expériences historiques oubliées, pour prouver que ces idées ne sont pas si folles ! Nous avons besoin d’utopies, ce sont par elles que passeront les progrès et que s’amélioreront nos conditions de vie et de travail. Cet ouvrage stimulant et d’une rare accessibilité nous invite à réfléchir à ce que nous voulons et à arrêter d’écouter naïvement les pontes du capitalisme ! Revigorant !