Céline V.

La race des orphelins

Lalo, Oscar

Belfond

18,00
par (Libraire)
19 septembre 2020

La narratrice se raconte à travers un scribe qui devine plus que ce qu'elle ne se dit... A l'orée de sa vie, elle a besoin pour être sereine de faire enfin sa propre connaissance.
Elle qui est née dans un lebensborn, enfant choisie, modifiée pour devenir un de ces êtres de race suprême.
Elle, cette orpheline de guerre coupable par le simple fait d'exister, une laissée pour compte, également victime...

un texte dur, simple sous forme de confidence sur un sujet passionnant et bien trop peu exploité. L'envers du décor de l'empire nazi et ces victimes qu'ils ont crées pour leur subsister. Des orphelins, des invisibles qui pourtant existent tant bien que mal...

La belle lumière
par (Libraire)
19 septembre 2020

Helen Keller est la première femme sourde, aveugle et muette à obtenir un diplôme universitaire et connaitre un destin hors du commun. Toute sa vie, elle a milité pour la défense du droit des femmes et des handicapés. Comment un tel parcours a-t’il été possible ? C’est là où Angélique Villeneuve met toute la lumière, la belle lumière, sur sa mère. Son amour infini la pousse à chercher autre chose que l’asile pour sa fille, elle qui ressemble plus à une petite sauvage qu’à une enfant. Alors que toute éducation et toute communication avec le monde extérieur lui semble proscrit, elle crée avec elle un lien indéfectible et une relation unique. Cultivée, lectrice, elle apprend l’existence d’une école en Angleterre qui a réussi à créer un langage pour les sourds et muets. Elle fait appel alors à une jeune professeur, sans en mesurer les conséquences …
C’est par ce nouveau prisme que l’on prend connaissance de la vie d’Helen Keller. La belle lumière, c’est l’histoire d’un amour maternel incommensurable. Kate a donné toute son énergie à sa fille, quitte à la voir s’éloigner d’elle. On est avec elle quand elle la veille durant ces longues nuits et ces longues journées où elle refuse de voir son bébé mourir. On la soutient dans sa détermination farouche à chercher une autre vie pour sa fille. Et on a mal avec elle dans son cœur de mère quand elle comprend que la seule solution pour qu’Helen prenne contact avec le monde, c’est en l’éloignant d’elle …
Angélique Villeneuve transmets avec son écriture délicate et sensible la puissance de l’amour maternel. Elle décrit la relation mère-fille comme une fondation inébranlable de l’existence exceptionnelle d’Helen Keller. Toujours dans l’ombre, Kate est enfin réhabilitée et mise en lumière. Merci Angélique Villeneuve pour ce bel hommage, cette histoire pleine d’espoir, d’amour, une histoire remplie de lumière.

La fièvre

Spitzer, Sébastien

Albin Michel

19,90
par (Libraire)
19 septembre 2020

Quand un événement sombre de l'histoire laisse percer la part lumineuse d'humanité qui sommeille en chacun.

Les Graciées
21,00
par (Libraire)
15 septembre 2020

Une terre lointaine, des femmes indépendantes, deux mondes qui se confrontent ... il n'en faut pas moins pour déclencher une véritable chasse aux sorcières.
Une page méconnue de l'histoire de la Norvège réhabilitée !

Chavirer

Actes Sud

20,50
par (Libraire)
15 septembre 2020

Les héroïnes de Lola Lafon ont généralement en commun leur corps en souffrance et leur parole inaudible. Dans un roman tout en émotion et en suggestion, elle se penche de nouveau sur les rapports de pouvoir, ici dans les milieux populaires et artistiques, et l’utilisation du corps des femmes. A l’époque où les chambres des adolescentes sont tapissées de posters de Flashdance, Cléo rêve de devenir danseuse professionnelle. Elle suit des cours de modern jazz à la MJC de son quartier. Quand une femme élégante l’aborde et lui parle de la fondation Galatée, un avenir semble s’ouvrir à elle. Pour réaliser son rêve, elle devra faire preuve de « maturité » lors de mystérieux déjeuners dans un appartement chic parisien. La sélection ne se passera pas comme elle l’espérait et, pour pouvoir tenter à nouveau sa chance plus tard, Galatée lui propose de sélectionner pour son compte des filles « prometteuses » dans son collège.
Tout au long de sa vie, à travers les voix de ceux qui l’ont côtoyée de près ou de plus loin, Cléo avance avec les poids du remord et de la honte dans ses jambières. Elle se torture d’avoir été la complice de ses propres bourreaux et se condamne au silence. Il faudra un appel à témoins des années plus tard pour qu’elle se rende compte qu’elle n’en a pas fini avec cette histoire et qu’elle va devoir régler ses comptes avec elle-même et peut-être même avec les autres.
Dans une chorégraphie savamment chaloupée, Lola Lafon panse, masse, soigne les corps de ses personnages. Elle les ausculte minutieusement et laisse apparaître leurs blessures les plus profondes. Dans ce roman d’une intensité qui va crescendo, il est question de pardon que l’on s’accorde ou pas, de consentement que l’on donne ou pas, de culpabilité, d’emprise et surtout de fragilité. Car Lola Lafon sait comme personne dépecer l’âme humaine et la mettre à nue, dans toute sa beauté.