Gaël M.

Le coeur mendiant
17,00
par (Libraire)
31 mars 2018

L’écriture sensible et poétique de Mérédith Le Dez apporte un supplément de profondeur à ce roman intimiste et d’une grande finesse.

À malin, malin et demi, Grand prix de littérature américaine

Grand prix de littérature américaine

Quai Voltaire

24,00
par (Libraire)
16 mars 2018

A malin malin et demi

’ai découvert Richard Russo il y a une quinzaine d’années avec Le déclin de l’empire Whiting (prix Pulitzer en 2001), puis j’ai enchaîné avec Un homme presque parfait (adapté au cinéma en 1994 avec Paul Newman), Quatre saisons à Mohawk, et enfin A malin, malin et demi, qui vient de paraître. Tous d’extraordinaires romans, publiés en France dans la collection Quai Voltaire, aux éditions de La Table Ronde. J’avais été un peu déçu par quelques autres romans mais j’ai retrouvé avec A malin, malin et demi un de mes auteurs préférés.

North Bath, dans l’état de New York, n’est pas ce qu’on pourrait appeler une ville prospère et attrayante, dans laquelle il fait bon vivre. C’est même plutôt le contraire: des friches industrielles, un parc hôtelier à l’abandon, des bars miteux, et une fâcheuse tendance à attirer la poisse. C’est dans ce décor de bourgade insignifiante que les personnages de Richard Russo mènent leurs existences, ballotés comme tout un chacun par les aléas de la vie. Tantôt sympathiques et touchants, tantôt pathétiques ou détestables, tous sont humains et tentent de trouver le bon chemin vers une vie meilleure. Ou pas.

Dit comme ça, ce dernier roman de Richard Russo ne semble pas très engageant, et pourtant, c’est un de mes plus gros coups de cœur de cet automne. J’ai retrouvé ce qui m’avait tant plu dans les premiers livres de cet immense auteur : une grande tendresse envers ses personnages, un humour fugace, un intérêt sensible pour le charme des vies ordinaires et pour le quotidien dans ce qu’il a de plus banal, une sensation de proximité avec la ville et ses habitants qui me fait penser que si je devais m’y rendre demain, je ne m’y sentirais pas étranger.

Blue light Yokohama
21,90
par (Libraire)
20 février 2018

Enquête policière qui tend souvent vers le roman noir, Blue light Yokohama est un polar sombre qui, entre Tokyo et Hong Kong, nous embarque au cœur d’une intrigue fascinante. Le meurtre d’une famille coréenne, l’assassinat d’une octogénaire sans histoire, le suicide d’une vedette de cinéma, un écheveau qu’un inspecteur fraichement promu va tenter de démêler. Se dessine alors la face obscure d’un pays où derrière un paravent de doux clichés, s’insinue la corruption, les jeux de pouvoir et la perversion.

Un roman noir magnétique et un personnage charismatique, solitaire et pugnace. Une immersion totale dans le Japon d’aujourd’hui. Tous les ingrédients d’une lecture captivante.

Le Ministère du Bonheur Suprême
par (Libraire)
27 janvier 2018

Arundhati Roy virtuose

Deux destins sont au cœur de ce roman foisonnant aux multiples ramifications. Dans l’Inde d’aujourd’hui et des dernières décennies, Arundhati Roy entremêle les histoires pour mieux nous perdre dans un univers de poésie, de musique et de spiritualité, et au moment le plus inattendu, nous replonger dans la réalité d’un pays déchiré entre culture ancestrale et ouverture à la mondialisation, croyances religieuses et idéologies politiques.

Arundhati Roy est une magicienne, un témoin lucide et indigné de ce que devient son pays. Creusant les thèmes de l’identité (sexuelle, culturelle, sociale), du lien à l’autre, de l’Histoire, de la géopolitique, elle réussit, avec maestria, à construire un roman à l’architecture déconcertante dans lequel le personnage central est le peuple Indien.

À malin, malin et demi, Grand prix de littérature américaine

Grand prix de littérature américaine

Quai Voltaire

24,00
par (Libraire)
2 janvier 2018

Drôle et tendre

North Bath, dans l’état de New York, n’est pas ce qu’on pourrait appeler une ville prospère et attrayante, dans laquelle il fait bon vivre. C’est même plutôt le contraire: des friches industrielles, un parc hôtelier à l’abandon, des bars miteux, et une fâcheuse tendance à attirer la poisse. C’est dans ce décor de bourgade insignifiante que les personnages de Richard Russo mènent leurs existences, ballotés comme tout un chacun par les aléas de la vie. Tantôt sympathiques et touchants, tantôt pathétiques ou détestables, tous sont humains et tentent de trouver le bon chemin vers une vie meilleure. Ou pas.

Dit comme ça, ce dernier roman de Richard Russo ne semble pas très engageant, et pourtant, c’est un de mes plus gros coups de cœur de cet automne. J’ai retrouvé ce qui m’avait tant plu dans les premiers livres de cet immense auteur : une grande tendresse envers ses personnages, un humour fugace, un intérêt sensible pour le charme des vies ordinaires et pour le quotidien dans ce qu’il a de plus banal, une sensation de proximité avec la ville et ses habitants qui me fait penser que si je devais m’y rendre demain, je ne m’y sentirais pas étranger.