Me voici
24,50
par (Libraire)
30 novembre 2017

Me voici

L’autre soir, en rentrant du travail, je tombe sur cette émission de radio très chouette, La dispute. Je ne sais pas si vous connaissez mais, en gros chaque soir des critiques se réunissent pour critiquer (bah oui, c’est leur job!) des films, des bouquins, des performances etc. En gros, c’est un peu Le Masque et la Plume, le show et la mauvaise foi en moins (bon, du coup c’est un peu plus sérieux.). Enfin bref, je tombe sur la chronique de Me Voici, de Jonathan Safran Foer, que j’ai lu il y a un mois (je suis super à la bourre sur mes chroniques, si vous voulez avoir du récent, il faut venir à la librairie.). Et là, je me me dis, faites qu’ils l’aiment, faites qu’ils l’aiment, parce qu’on est toujours rassuré lorsque d’autres lecteurs partagent notre avis. Et là, ils arrivent vraiment à mettre en mots tout mon ressenti : l’ambition de Safran Foer, son humour, la profondeur de ses personnages. J’attendais Me voici avec impatience (Quelle impertinence de choisir ce titre, alors que plus de 10 ans se sont écoulés depuis son précédent roman Extrêmement fort et incroyablement près!). Je me rends compte que je ne vous ai même pas raconté de quoi il s’agissait. Et mon post est déjà bien long. Je peux juste vous dire que c’est pour moi, un des meilleurs romans de la rentrée, que j’ai ri et que j’ai aussi été émue aux larmes, que même si Safran Foer met en scène une famille juive New-Yorkaise au bord de la crise de nerf, on s’y retrouve tout à fait tant les thèmes qu’il aborde sont universels. Je vous mets donc le lien vers l’émission ;). Et surtout, n’ayez pas peur des 740 pages, il y a beaucoup de dialogues et Safran foer a un vrai sens du rythme!

La sélection

Cass, Kiera / Nasalik, Madeleine

R-jeunes adultes

16,90
par (Libraire)
16 novembre 2017

La sélection

Cassandra 17 ans est parmi nous depuis bientôt 3 semaines pour un stage dans le cadre de son CAP vente et aide à la personne (2ème année). Elle nous partage un de ses coups de cœur.
Le roman de Kiera Cass la sélection est vraiment mon coup de cœur j aime tout dans ce roman .

L’histoire raconte dans un pays les Etats Unis une monarchie de caste est restitué par Gregory Illea un ancien roi. Un jour on annonce à la télé « la sélection » de 35 filles entre 16 et 17 ans nées de castes différentes pourront être dans la sélection si le prince Maxon les choisit. Une seule candidate sera couronnée, princesse .

J’ai beaucoup aimé aussi la façon dont elle écrit, comment elle décrit les personnages et les différentes robes, fleurs, banquets ,on se croirait dans le palais avec America la reine le roi et le prince Maxon et les autres concurrentes. Comment l’histoire se déroule me fait penser à une télé-réalité beaucoup plus sophistiquée .

Voila j’espère que ça va vous plaire car moi je suis à mon 3 ème tome et j’accroche toujours et toujours hâte de savoir qui va se faire éliminer et qui sera la princesse de Maxon et comment America, l’héroïne du roman, voit la concurrence et la vie au palais.

série terminée en 5 volumes.

Cassandra

à partir de 13 et 14 ans

C'est le coeur qui lâche en dernier
par (Libraire)
7 novembre 2017

Une dystopie aussi effrayante qu'hilarante!

Bien connue pour son titre La servante écarlate (adapté récemment en série tv), Margaret Atwood nous projette, une fois de plus, dans un futur proche inquiétant. La différence réside cependant dans le traitement puisqu’elle nous offre un roman assez jubilatoire au rythme enlevé.

Stan et Charmaine se prennent la crise économique de plein fouet. Trouver du travail et subvenir à leurs besoins relèvent du parcours du combattant. Aussi, lorsque Charmaine tombe sur une publicité vantant le mode de vie offert par Consilience, elle n’a qu’une hâte : signer. Le système est assez simple. Pendant un mois, les résidents occupent une charmante maison, ont un travail et l’argent nécessaire pour subvenir à leurs besoins. Le mois suivant, ils sont logés, mais en prison. Attention, le genre de prison grand luxe, avec des chambres confortables, des repas dignes d’un trois étoiles etc. N’y subsiste que la privation de liberté. Bien évidemment, l’envers du décor n’est pas si idyllique que cela et le couple risque d’en faire les frais…

Très bien rythmé, beaucoup de dialogues et pas mal d’humour (le regard critique sur notre société restant quand même bien présent) : ce nouveau roman est une belle découverte.

Emma

Les huit montagnes
par (Libraire)
7 novembre 2017

Les huit montagnes

Pietro et Bruno se rencontrent alors qu’ils n’ont qu’une dizaine d’années. Pietro vient de Milan. Son père, randonneur passionné, tente de l’initier aux joies de la montagne. Chacun a son rythme, son altitude, ce qui, parfois, les éloigne. L’amitié entre Bruno et Pietro nait rapidement. Quelques semaines à vagabonder dans les alpages et les forêts scellent, pour de nombreuses années, le lien entre les garçons.

Je ne dévoile pas plus l’histoire, bien que l’enjeu de ce roman ne soit pas dans les différents rebondissements que l’on pourrait y trouver. C’est une histoire de montagne (celle-ci étant presque un des personnages), d’hommes, d’amitié, de filiation. C’est un texte pudique aussi, où l’on ne fait pas étalage de ses émotions, ces dernières étant plutôt effleurées et les non dits lourds de sens. Amoureux de la nature, de la montagne, des hommes, foncez, ce texte est pour vous.

Jeu blanc
par (Libraire)
7 novembre 2017

Jeu blanc

Un jour avait débarqué dans un carton Les étoiles s’éteignent à l’aube venant d’une chouette maison d’édition suisse. Un livre parmi tant d’autres. J’avais décidé de le mettre en haut d’une pile. Et j’ai été bouleversé par la beauté de l’écriture et l’intensité de l’histoire. Et puis… Wagamese s’en est allé rejoindre ses étoiles 😦 -d’ailleurs Les étoiles… sont désormais en format poche chez 10/18, vraiment: lisez-le -. Puis Zoé éditions a repris une des plus belles histoires, sûrement la plus intime, de Richard Wagamese : Indian Horse devenu Jeu blanc – dans l’univers du hockey, cela signifie que le match est réalisé sans encaisser un seul but -, toujours traduit par Christine Raguet. Et toujours cette claque, cette beauté, cette intensité. Il faut découvrir et/ou redécouvrir cet auteur d’origine Ojibwé, aller à la rencontre de son héros, Saul, enfant ballotté par la vie, privé de son identité indienne au profit du lavage de cerveau entrepris, à l’époque, par les Zhaunagush, les Blancs. Pour Saul, le hockey sur glace est un moyen de glisser sur les lames de fond de sa vie, il se redécouvrira un but, auprès des siens, en habit de match, casque visé sur la tête et âme vivante mais déchirée. Et puis…vous verrez, vous lirez… jusqu’à la dernière page, la dernière larme. En lien avec cette histoire, on peut relire le reportage dessiné de Joe Sacco publié dans l’excellente revue XXI, notamment ces fameuses « écoles » où des milliers d’enfants amérindiens ont eu leur vie brisée, où leur culture ancestrale devait être réduite à néant et leur esprit vidé de toute substance. Richard Wagamese nous offre dans Jeu Blanc, toute l’intensité d’une histoire de déracinement et d’annihilation. Bien au delà d’une histoire indienne ou d’une histoire de hockey, Jeu blanc est l’histoire d’un homme qui revient sur ses racines pour célébrer la vie et détruire ses démons, tout cela avec la plume talentueuse de Richard Wagamese: belle et poignante. Il était donc temps que je l’écrive, ce coup de cœur indéniable, pour un auteur remarquable si tôt disparu.

Fanny