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Dictionnaire de la Chine contemporaine
EAN13
9782200267810
ISBN
978-2-200-26781-0
Éditeur
Armand Colin
Date de publication
Collection
Dictionnaire
Nombre de pages
336
Dimensions
24 x 16 cm
Poids
685 g
Langue
français
Code dewey
306.095
Fiches UNIMARC
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Dictionnaire de la Chine contemporaine

Édité par

Armand Colin

Dictionnaire

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A?>ACUPUNCTURE?>L'acupuncture (zhenjiu) est un procédé thérapeutique qui consiste à insérer de fines aiguilles métalliques (on en comptait classiquement neuf sortes) en certains points précisément localisés du corps, afin de remédier à des troubles préalablement diagnostiqués.Les points d'acupuncture se trouvent sur des canaux « fictifs » (qui ne correspondent ni aux vaisseaux sanguins ni aux nerfs, et que les praticiens occidentaux nomment « méridiens »), dans lesquels se propage le qi, c'est-à-dire, pour parler brièvement, le souffle vital. Ces canaux, au nombre de douze principaux et de huit dits « extraordinaires » sont, dans la théorie médicale chinoise, reliés aux viscères et à diverses notions d'ordre cosmologique.Dans ce contexte, le médecin considère qu'il peut agir sur l'intérieur de l'organisme en intervenant à sa surface. Grâce à certaines manipulations de l'aiguille, on cherche à régulariser la propagation du qi sous ses diverses modalités et à remédier à des déséquilibres qui sont vus, par le médecin, comme la cause des maladies.Aucun document, malgré ce qui est parfois affirmé, n'atteste l'existence de l'acupuncture, comme système thérapeutique cohérent, avant le IIe ou le Ier siècles av. J.-C. Les premiers manuscrits qui nous sont parvenus décrivant le trajet des « canaux » sur lesquels interviennent les médecins (IIIe-IIe siècles av. J.-C.) concernent la moxibustion, une technique de soin proche conceptuellement de l'acupuncture, où l'on chauffe les points à l'aide de cônes ou de bâtonnets de poudre d'armoise.L'acupuncture s'est peu à peu élaborée à partir de cette période, au sein d'un système médical savant. Le nombre de points a augmenté pour atteindre plusieurs centaines, leurs indications thérapeutiques se sont précisées, la transmission des savoirs s'est organisée grâce notamment à des chartes ou des statues de bronze représentant le trajet des canaux et les points, et nous avons conservé près de 180 ouvrages datant de l'Empire.L'acupuncture fut diversement considérée selon les époques, parfois valorisée, parfois méprisée et même officiellement rejetée, comme au début du XIXe siècle.De nos jours, en revanche, sa renommée a dépassé largement les frontières de la Chine et elle a joué à certains moments un rôle symbolique et idéologique. Ce fut ainsi le cas de l'anesthésie par acupuncture pendant les années de la Révolution culturelle, qui en fit un instrument diplomatique.Elle demeure en Chine un des moyens thérapeutiques majeurs au sein de la nébuleuse dite « médecine traditionnelle chinoise », à l'occasion sous forme d'électropuncture. On cherche à établir et à expliquer son action, à prouver son efficacité, en se fondant sur des critères biochimiques.En même temps, elle a réussi à s'imposer en Occident, en adoptant une figure un peu modifiée. Elle représente la médecine chinoise, dans le cortège des médecines complémentaires ou alternatives.Frédéric Obringer→ MÉDECINE, MÉDECINE TRADITIONNELLE, PHARMACOPÉE, SANTÉADMINISTRATION TERRITORIALE?>La République populaire de Chine est un État unitaire plurinational. Dès l'Empire, la Chine a été réunie dans le cadre d'un seul État et s'est refusée à une solution fédérale pour gérer son immensité. Aujourd'hui, elle hérite de très anciens découpages provinciaux, auxquels se sont ajoutées des entités territoriales spécifiques aux plus grandes villes, aux principales nationalités minoritaires et aux anciennes colonies méridionales.La première subdivision territoriale est de rang provincial. On compte 23 provinces (sheng), dont la superficie moyenne est équivalente à celle de la Grande-Bretagne, et parmi lesquelles dix-sept sont issues directement de la Chine impériale des « dix-huit provinces », trois correspondent aux anciennes terres mandchoues restées à la Chine (Liaoning, Jilin, Heilongjiang), le Qinghai et Hainan viennent respectivement d'une partition du Tibet et du Guangdong, enfin, la vingt-troisième province est, aux yeux de Pékin, celle de Taiwan.Quatre municipalités de rang provincial (zhixiashi) dépendent directement du pouvoir central (zhongyang) : les grandes villes de Pékin, de Tianjin et de Shanghai, et Chongqing. Cette dernière a été séparée du Sichuan en 1996 et regroupe l'essentiel des districts que traverse le réservoir du barrage des Trois Gorges.
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