La cité du poisson au nez pointu, les trésors d'une ville gréco-romaine au bord du Nil
EAN13
9782709621557
ISBN
978-2-7096-2155-7
Éditeur
Lattès
Date de publication
Collection
LES AVENTURES D
Nombre de pages
374
Dimensions
22 x 14 x 0 cm
Poids
500 g
Langue
français
Langue d'origine
anglais
Code dewey
932.022
Fiches UNIMARC
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La cité du poisson au nez pointu

les trésors d'une ville gréco-romaine au bord du Nil

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Les Aventures D

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Chronologie?>003004005006007?>Les empereurs romains?>La série des empereurs d'Auguste à Constantin. Les prétendus empereurs reconnus pendant un certain temps en Égypte sont en italique. Les empereurs ayant exercé le pouvoir conjointement sont réunis par une accolade.
Auguste27 av. J.C.-14Tibère14-37Caligula37-41Claudius41-54Néron54-68Galba68-69Othon69Vitellius69Vespasien69-79Titus79-81Domitien81-96Nerva96-98Trajan98-117Hadrien117-138Antonin le Pieux138-161 | Marc Aurèle161-180 | Lucius Verus161-169Avidius Cassius175Commode180-192Pertinax192-193Didius Julianus193Septime Sévère193-211Pescennius Niger193-194 | Caracalla211-217 | Geta211Macrin217-218Elagabal218-222Alexandre Sévère222-235Maximin235-238Gordien I et II238 | Pupienus238 | Balbinus238Gordien III238-244Philippe l'Arabe244-249Decius249-251Gallus251-253Aemilianus253 | Valérien253-260 | Gallien253-268|| Macrien260-261|| Quietus260-261Claudius II268-270Quintilius270Aurélien270-275 Vaballath270-272Tacitus275-276Florianus276Probus276-282Carus282-283 | Carinus283-285 | Numérien283-284|| Dioclétien284-305|| Maximien285-310|| Constance I293-306|| Galerius293-311L. Domitius Domitianus296-297Aurelius Achilleus297-298 | Maximin305-313 | Severus II305-307 | Maxentius306-312 | Licinius308-324 | Constantin306-337 ?>Les mois et les années en Égypte?>Thôth (Sebastos)29 août-27 septembrePhaôphi28 septembre-27 octobreHathyr28 octobre-26 novembreChoiak27 novembre-26 décembreTybi27 décembre-25 janvierMéchéir26 janvier-24 févrierPhamenôth25 février-26 marsPharmouthi27 mars-25 avrilPachôn26 avril-25 maiPayni26 mai-24 juinEpheiph25 juin-24 juilletMésorê25 juillet-23 aoûtCinq jours additionnels24-28 août
L'année égyptienne (à la suite de la réforme julienne du calendrier) consistait en douze mois de 30 jours chacun, plus cinq jours additionnels à la fin. Les années bissextiles il y avait six jours additionnels, si bien que le premier jour de Thôth était le 30 août et toutes les dates juliennes étaient repoussées d'un jour ; le jour intercalaire julien du 29 février remettait en ordre le système. Le 5 de Phamenôth était toujours le 1er mars.L'an 1 d'un roi ou d'un empereur commençait le jour de son accession et se terminait avec l'année égyptienne. L'an 2 commençait le 1er jour de Thôth.?>Préface?>Ce livre, je l'ai commencé, d'une certaine façon, il y a cinquante-cinq ans, quand, fasciné par les étranges symboles de l'alphabet grec, je découvris qu'avec quelques connaissances en grammaire et en m'aidant d'un dictionnaire je pouvais comprendre la grande poésie à laquelle ce code donnait accès. Ultérieurement, à Oxford où j'étais allé poursuivre des études classiques, je m'aperçus que le corpus des textes grecs était une réalité mouvante. On reconstituait, par fragments, des ouvrages perdus depuis longtemps – l'austère génie d'un papyrologue légendaire, Edgar Lobel, s'y était surtout employé – en partant de la vaste collection de papyrus déterrés dans l'ancienne cité égyptienne d'Oxyrhynchos. Après ma licence, je rendis visite au titulaire de la chaire de grec – c'était alors E.R. Dodds – et lui demandai conseil : si je souhaitais entreprendre une thèse de doctorat, quels étaient les domaines où j'avais avantage à travailler ? Dodds me répondit – c'était encore une période de grande liberté – que tout était possible, mais que, dans le contexte d'Oxford, deux domaines en particulier réclamaient un travail de recherche et offraient des possibilités d'enseignement éventuel : la papyrologie et l'étude de la religion grecque. L'étude de la religion grecque me parut faire appel à plus de subtilité et d'imagination que je n'en possédais, tandis que la papyrologie était liée de la façon la plus concrète au processus de décodage, de déchiffrage, qui était à l'origine de ma vocation d'helléniste.J'étais plein d'enthousiasme mais je ne savais rien : il me fallait apprendre les rudiments du métier. J'eus la bonne fortune de suivre à Oxford l'enseignement du révérend John Barnes, aussi sympathique qu'excentrique : il s'asseyait sur les papyrus pour les aplatir et interrompait nos séances de travail pour vider une bouteille de Guinness (« Désolé, mon vieux, je n'en ai pas pour vous »). C'était un homme d'une science exceptionnelle (il connaissait l'égyptien aussi bien que le grec), et d'une grande ouverture d'esprit. Il a élargi ma vision, m'a révélé, à côté des textes littéraires familiers, un univers neuf de documents de la vie quotidienne. C'est à cause des documents que je fis un séjour à l'université de Michigan, à Ann Harbor, pour étudier avec le professeur Herbert C. Youtie, alors le maître incontesté dans ce domaine. Envers lui et envers sa femme – papyrologue également – j'ai une grande reconnaissance : j'ai bénéficié de leurs attentions pendant un an (ils m'ont même offert des protège-oreilles précieux contre les rigueurs de l'hiver au Michigan) et j'ai trouvé chez eux le modèle d'une recherche conduite dans un esprit d'entente et de collaboration internationales. Youtie comprenait comme personne la langue des documents et il avait un don d'intuition qui lui permettait de déchiffrer le texte le plus illisible et aussi de détecter les erreurs de déchiffrement d'autres spécialistes. Je me souviens de la manière dont il lisait les textes nouvellement publiés : il partait en chasse comme un limier et un Ah ! soudain montrait qu'il avait découvert l'erreur et imaginé la correction nécessaire. Il s'était imposé comme l'arbitre en la matière – et cela sans arrogance aucune. « Nous sommes tous juchés sur les épaules les uns des autres », se plaisait-il à dire.Quand, en 1960, je retournai à Oxford, je fus chargé d'enseigner la papyrologie documentaire et de participer au déchiffrage des papyrus non encore publiés de la collection d'Oxyrhynchos. C'était – c'est encore – un travail collectif que dirigeait Éric Turner, professeur de papyrologie à University College à Londres, dont le génie de l'organisation a su donner à l'entreprise un caractère plus formel ; il l'a installée dans des locaux institutionnels (l'Ashmolean Museum à Oxford) et a obtenu, de la British Academy, les fonds nécessaires pour désigner un conservateur de la collection ainsi relogée, et mener à bien l'établissement d'un catalogue systématique. À Oxford j'eus le privilège de travailler avec deux collègues d'une valeur exceptionnelle, John Rea et Revel Coles. L'Egypt Exploration Society, qui avait financé les premières fouilles, continuait (et continue encore) à publier les résultats de nos travaux dans les volumes annuels de The Oxyrhynchus Papyri.Ces travaux procurent trois sortes de plaisirs. D'abord il y a le plaisir de la chasse. Quand on ouvre une boîte de papyrus non publiés on ne sait pas ce que l'on va trouver : grande poésie ou farce vulgaire, actes de vente ou de prêt, testaments ou contrats, déclarations d'impôt ou ordonnances gouvernementales, lettres privées, listes d'achats ou comptes du ménage. Ensuite il y a le plaisir de la compréhension : en déchiffrant les caractères tracés d'une encre encore noire au bout de deux mille ans, on s'efforce de composer des mots puis des phrases. L'œil cherche des formes, l'esprit cherche du sens ; l'alliance de l'esprit et de l'œil, si tout va bien, transformera la série de symboles en un texte intelligible. En troisième lieu, ce nouveau texte va trouver sa place dans un ensemble plus vaste. Un fragment de comédie grecque peut ajouter une scène à une pièce que nous connaissons déjà ; un édit du gouverneur de l'Égypte peut se combiner à d'autres documents pour indiquer une visée de réforme, une intention politique ; le bail d'un vignoble nous apportera l'indice d'une inflation des prix ou d'une évolution des goûts. D'un bout à l'autre du processus le chercheur prend conscience d'une unité. Dans chacune de ces boîtes, chaque fragment, quelle qu'en soit la nature, appartient au même contexte historique et géographique – il émane des citoyens qui lisaient, écrivaient et travaillaient à Oxyrhynchos, la Cité du poisson au nez pointu.La grande entreprise de la publication des papyrus célébra son centenaire en 1998. J'écrivis un article à cette occasion dans le TLS du 29 mai 1998 et c'est à la suite de cet a...
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