Nos coups de cœur de la Rentrée 2021 !

Luke Rhinehart

Aux forges de Vulcain

20,00

« Je ne suis pas morte », dit-elle avec une voix douce et émerveillée.

Matari, qui s’était enfoncée dans la nuit neigeuse dans l’espoir d’y mourir, est sauvée et recueillie par Oboko, un poète et moine bouddhiste. Nous sommes au Japon, au début du dix-huitième siècle. Oboko et son ami Izzi, un poète de cour, aussi extraverti qu’Oboko est secret, s’éprennent, l’un comme l’autre, de la jeune femme, qui leur apprend que, bientôt, ils seront tous les trois rejoints, et sans doute massacrés, par le Seigneur Arishi, auquel Matari était promise, et qu’elle a fui.

Honneur, poésie, philosophie, amour s’affrontent dans ce huis clos neigeux, où Luke Rhinehart, en rendant hommage aux Sept samourais du cinéaste japonais Akira Kurosawa, parvient, comme dans nul autre roman dans son œuvre, à exprimer la nécessité existentielle du détachement de soi, comme seul voie, dans un monde où tout est vain, et destiné à mourir, pour connaître la joie, les rires, l’amitié et l’amour.

« Un pastiche plein d’esprit, drôle et poétique en apparence, mais d’une profondeur surprenante »
-- London Sunday Times

« Un drame remarquable, parfois sérieux, souvent hilarant. »

-- London Sunday Telegraph

Luke Rhinehart est né en 1932 à Albany dans l’État de New York. Il est décédé en 2020, à Canaan, dans le même État. Il est l’auteur de neuf romans dont le plus connu est L’Homme-dé, roman semi-autobiographique racontant l’histoire d’un homme jouant le destin de sa vie aux dés. On lui doit aussi, traduits en français aux forges de Vulcain : Invasion (2018) et Jésus-Christ Président (2020). Vent blanc, noir cavalier est son deuxième roman. Texte inédit en français.


19,00

Qu'avait vu le garçon ? Son père, tendant la main. La gorge sans fin de la bête. Quoi d'autre ? Peut-être était-ce allé si vite qu'il n'avait rien vu. Rien compris. De grâce.
Quelque part dans la jungle somptueuse et inquiétante d'un pays d'Amérique du Sud, un père emmène son fils pêcher, l'autorisant pour la première fois à s'aventurer au milieu d'un fleuve dont les eaux se révèlent aussi dangereuses que généreuses. Ce rite d'initiation va bientôt tourner au cauchemar lorsque le jeune garçon disparaît subitement. À la recherche de son enfant, l'homme débarque sur un rivage hostile, peuplé de tribus, de chamans et de sorcières.
Apprendre à se noyer est un conte initiatique et horrifique, saisissant par sa cruauté autant que par sa poésie et sa délicatesse. Jeremy Robert Johnson nous entraîne dans un voyage apocalyptique et intime qui, par-delà le macabre, offre une fable de toute beauté sur l'amour, la disparition, et la possibilité toujours présente, pour nous autres les vivants, de défier la mort pour lui arracher ce dont elle nous a privés.
" Johnson fait preuve d'une énergie qui nous propulse dans des espaces très ténébreux, inquiétants, mais profondément humains ". Brian Evenson
" Un écrivain éblouissant " Chuck Palahniuk
Rentrée littéraire 2021


Sabine Wespieser Éditeur

19,00

Hantée par des rêves de chevaux fous aux prénoms familiers, poursuivie par la question que sa fille pose à tout propos – « Elle est où, la maman ? » –, Marie vit un étrange été, à la croisée des chemins. Quand, sur le socle d’une statue de la Vierge au milieu du causse, elle découvre l’inscription Et à l’heure de notre ultime naissance, elle décide d’en explorer la mystérieuse invitation. Dès lors, elle tente de démêler l’écheveau de son héritage. En savoir plus sur ses aïeules qui, depuis le mitan du XIXe siècle, ont donné naissance à des petites filles sans être mariées, et ont subsisté souvent grâce à des travaux d’aiguille, devient pour elle une impérieuse nécessité. Elle interroge ses tantes et sa mère, qui en disent peu ; elle fouille les archives, les tableaux, les textes religieux et adresse, au fil de son enquête, quantité de questions à un réseau de femmes, historiennes, juristes, artistes, que l’on voit se constituer sous nos yeux. Bien au-delà du cercle intime, sa recherche met à jour de puissantes destinées. À partir des vies minuscules de ses ascendantes, et s’attachant aux plus émouvants des détails, Marie imagine et raconte ce qu’ont dû traverser ces « filles-mères », ces « ventres maudits » que la société a malmenés, conspués et mis à l’écart. À fréquenter tisserandes et couturières, à admirer les trésors humbles de leurs productions, leur courage et leur volonté de vivre, la narratrice découvre qu’il lui suffit de croiser fil de trame et fil de chaîne pour rester ce cheval fou dont elle rêve et être mère à son tour. Car le motif têtu de ce troublant roman, écrit comme un pudique hommage à une longue et belle généalogie féminine, est bien celui de la liberté, conquise en héritage, de choisir comment tisser la toile de sa propre destinée.


Actes Sud

20,00

Les destins d'une jeune archéologue, dévoyée en trafiquante d'antiquités, et d'un pompier syrien, devenu fossoyeur, se heurtent à l' expérience de la guerre. Entre ce qu'elle déterre et ce qu'il ensevelit, il y a l'histoire d'un peuple qui se lève et qui a cru dans sa révolution.Variation contemporaine des "Oresties", un premier roman au verbe poétique et puissant, qui aborde avec intelligence les désenchantements de l'histoire et "le courage des renaissances". Un hommage salutaire aux femmes qui ont fait les révolutions arabes.


20,00

Dans la forêt, un homme seul marche en direction du camp de chasse où sa famille s’est réfugiée pour fuir les bouleversements provoqués par une panne électrique généralisée. Il se sait menacé et s’enfonce dans les montagnes en suivant les sentiers et les ruisseaux. Un jour qu’il s’est égaré, un mystérieux garçon l’interpelle. Il a une douzaine d’années, semble n’avoir peur de rien et se joint à l’homme comme s’il l’avait toujours connu. L’insolite duo devra affronter l’hostilité des contrées sauvages et déjouer les manigances des groupes offensifs qui peuplent désormais les bois.



Après le succès international du Poids de la neige, traduit dans plus de quinze langues, Christian Guay-Poliquin revient avec un roman juste et astucieux. Incitant à l’aventure, Les ombres filantes questionnent le sens de la communauté et revisitent les classiques de la survie en nature.