Conseils de lecture

Enterré vivant
17,00
par (Libraire)
28 mai 2016

Peintre d'une renommée formidable en Angleterre, Priam Farll est surtout un timide maladif ! Difficile dans ces conditions de répondre aux sollicitations du monde de l'art et même plus simplement de gérer les affaires quotidiennes... Heureusement pour le peintre, son domestique, Henry Leek, lui est totalement dévoué et s'occupe de lui en lui évitant le fardeau de la gloire. Ainsi, lorsqu'Henry décède brutalement, Priam Farll est totalement déboussolé ; mais il prend rapidement conscience que se présente à lui une occasion en or de disparaître totalement et pour toujours. Endossant l'identité de son serviteur, le peintre peut assister à ses propres obsèques, mais il est loin de se douter de ce qui l'attend... Car une chose est sûre, Priam ne connaissait pas très bien son valet ; il doit maintenant assumer un passé qu'il ne connaît pas et œuvrer dans le présent pour un avenir incertain !
Comédie anglaise réjouissante et satire du monde de l'art, Arnold Bennett déploie dans ce roman un humour mordant et un style endiablé ! Trop peu connu en France, cet auteur anglais de talent (1867-1931) est remis à l'honneur par les éditions de l'Arbre Vengeur, et on les en remercie !


Apaise le temps / roman
12,00
par (Libraire)
9 avril 2016

On pourrait croire qu'Apaise le temps s'ouvre sur la présentation de la librairie Les Lisières : une librairie indépendante, à Roubaix, sur la Grand Place. Mais non...
Abdel, client fidèle de la librairie Lepage depuis ses 5 ans, hérite de tout à la mort de la libraire : une librairie en faillite, un stock vieillissant, un appartement rempli d'archives et de photos.
Abdel fera tout pour que la librairie reste ouverte et, grâce aux cartons d'archives, enquêtera sur un pan de l'histoire roubaisienne et de la Guerre d'Algérie.
Un livre généreux sur l'entraide avec des personnages émouvants et attachants. A lire d'une traite!


Tout plutôt qu'être moi

Vizzini Ned

La belle colère

19,00
par
17 mars 2016

"Chez son psy, Craig Gilner apprend l'existence du syndrome d'Ondine : ceux qui en souffrent oublient de respirer. La dépression, Craig va en faire l'expérience, c'est ce qui arrive quand on oublie de vivre."
A quinze ans, Craig Gilner a pourtant tout pour réussir. Il est accepté à l'Executive Pre-Professional de Manhattan, qui forme les plus grands avocats et les présidents de la république. Mais la dépression ne prévient pas ; peu à peu, elle abat ses tentacules sur chaque aspect de la vie de l'adolescent, et Craig apprend que les guerres les plus terribles sont celles que l'on doit mener contre soi-même. A deux doigts de rendre les armes, il se tourne vers SOS Suicide, qui le dirigera vers le service psychiatrique de l'hôpital où il se fera admettre pour cinq jours.
C'est autour de ces cinq jours que Ned Vizzini articule son roman. La dépression, il l'a vécue, et c'est une partie de son histoire que l'on découvre à travers Craig. Sans chercher à livrer une explication détaillée de la maladie, Vizzini arrive pourtant à nous en faire comprendre la réalité. Les jours interminables où l'on ne sait plus pour quoi on se lève le matin, les innombrables questions qui reviennent sans cesse - pourquoi ? comment ? et après ? - et, par-dessus tout, les terribles heures passées à attendre un déclic qui ne vient jamais.
"Tout plutôt qu'être moi" est un roman brûlant de réalité, honnête, qui nous épargne une happy end trop facile et nous ouvre les portes d'un monde encore trop tabou : celui de la maladie mentale.


Frictions
18,00
par (Libraire)
12 février 2016

Si vous êtes un fervent admirateur de Borges, vous aurez sans aucun doute saisi le clin d'oeil du titre de ce recueil de nouvelles envers le fameux auteur argentin. A l'origine de ce titre : une anecdote ! Lors de la publication française de Fictions, une erreur se serait glissée dans un catalogue gallimard et Fictions serait devenu Frictions... Quoiqu'il en soit, il est indéniable que l'influence de Borges est palpable. Celles aussi de Pérec ou encore de Queneau, et plus largement des auteurs de littérature oulipienne. Mais si ces influences sont revendiquées, ce qui frappe surtout à la lecture de FrICTIONS, c'est l'incroyable fraîcheur qui s'en dégage. Nous voilà embarqués dans une série de nouvelles plus réjouissantes les une que les autres, elles nous font rire, nous font réfléchir, nous interpellent, nous laissent souvent songeurs... Cet homme qui se demande s'il a été enterré vivant ou s'il peut penser après la mort, celui qui ne reconnaît pas son reflet, ou cet autre encore qui nait avec des crayons à la place des doigts ! Articulé en trois parties : « frôlements », « caresses » et « étreintes », ce recueil est un régal, il se déguste ; mais attention, y goûter c'est prendre le risque de le dévorer... Alors allez-y, plongez avec délice dans l'univers débridé et ensorcelant de Pablo Martin Sanchez, vous ne serez pas déçu !


L'ombre de nos nuits

Les Éditions Noir sur Blanc

15,00
par (Libraire)
14 janvier 2016

« Comment un peintre aborde-t-il un sujet ? Comme un nouvel amour ? Collision frontale ou lente infusion ? La claque ou la pieuvre ? Le choc ou la capillarité ? Plein soleil ou clair-obscur ? Toi, tu m'avais éblouie. Ensuite, je me suis aveuglée. » [p135]

Alors qu'en 1639, Georges de la Tour est sur le point de peindre son fameux Saint Sébastien soigné par Irène ; en 2014, à Rouen, une femme tombe en admiration devant le tableau, et se remémore alors une histoire d'amour dévorante dont elle ne s'est pas encore remise.
En entremêlant les époques et les personnages, Gaëlle Josse nous permet de découvrir l'atelier du peintre, les affres et les joies de la création artistique, la fièvre qui accompagne les nouvelles idées, la douleur dans les poignets, le froid qui s'insinue dans les membres à force de rester immobile... Et au détour d'une page, nous retrouvons notre époque contemporaine et frissonnons en entendant l'histoire de cette jeune femme, profondément amoureuse d'un homme perturbé, qui connaît les déceptions et les blessures des amours avortées...
Par la musicalité de son style, à la fois sobre et poétique, Gaëlle Josse parvient à nous ensorceler, à nous attirer inexorablement sur les chemins qu'elle a tracés, nous faisant vivre et ressentir les passions qui animent ses personnages ! Sa plume, subtile et tout en nuances, donne toute son ampleur à cette histoire envoûtante !