Le jardin arc-en-ciel

Le jardin arc-en-ciel

Ito Ogawa

Philippe Picquier

  • 7 novembre 2016

    La trentaine usée par un mariage raté et la routine du quotidien, Izumi mène une existence sans relief, éclairée seulement par la présence de son petit garçon, Sosûke. Un jour, sur un quai de gare, elle empêche une adolescente de commettre l'irréparable. Sur sa lancée, elle l'invite chez elle pour partager un repas. Au fil des jours et des rencontres Izumi et Chiyoko se rapprochent et acceptent le coup de foudre qui les a réunies. Pour vivre cet amour tout neuf, les deux femmes partent, avec Sosûke, sur les routes du Japon et s'installent au ''Machu Picchu'', un village de montagne où le ciel est le plus étoilé du pays. Ici commence l'histoire de la famille Takashima, contraction de leur deux noms, qui s'agrandit encore avec la naissance de Takara, la fille de Chiyoko. Plus ou moins acceptée par les villageois, cette famille hors normes se construit une nouvelle vie et ouvre un gîte ouvert à tous : le jardin arc-en-ciel.

    Hymne à la tolérance, manifeste en faveur de l'homosexualité et de l'homoparentalité, "Le Jardin arc-en-ciel" a le mérite de traiter d'un sujet qui reste encore tabou au Japon. Oui mais voilà... À moins d'être un Bisounours, on a du mal à adhérer à cette guimauve dégoulinant de bons sentiments. Il faut bien se rendre à l'évidence, c'est fade, c'est larmoyant et c'est surtout très mièvre. Les personnages féminins sont insupportables de naïveté et de niaiserie, le garçonnet est trop gentil pour être vrai. Les couleurs de l'arc-en-ciel sont noyées par le rose bonbon d'une histoire qui ne touche pas car trop prévisible. Oui, chacun a droit au bonheur, oui, le chemin est difficile pour y accéder, oui, la vie réserve parfois des coups durs, oui, une famille homosexuelle est une famille comme les autres, avec des hauts et des bas, de l'amour et des enfants épanouis... mais fallait-il forcer le trait à ce point ? Habituellement plus subtile, Ito Ogawa s'égare ici dans les clichés et la bien-pensance facile.
    Grosse déception donc pour une auteure qui sait faire tellement mieux !


  • par (Libraire)
    16 octobre 2016

    Lorsqu'Izumi sauve la vie de Chiyoko qui tente de se jeter sous un train, c'est le coup de foudre et une révélation pour les deux femmes. Elles décident de tout quitter et avec Sosûke, le fils d'Izumi, partent s'installer dans un village de montagne où tout reste à construite. C'est là-bas que Chiyoko donne naissance à sa fille, Takara et que la nouvelle famille décide d'ouvrir une maison d'hôte avec le drapeau arc-en-ciel pour emblème.

    Ito Ogawa a l'art de la délicatesse à la japonaise. Pudique mais profonde, l'histoire d'amour d'Izumi et Chiyoko brave les préjugés et les incompréhensions pour en sortir plus fort et plus beau. Touchant, souvent bouleversant, ce roman est une ôde à la famille, de celle que l'on se construit, volontairement jour après jour. Dans le havre de paix de la maison arc-en-ciel, on resterait bien à regarder le plus beau ciel étoilé du Japon.


  • par (Libraire)
    9 septembre 2016

    Un rayon de soleil dans une rentrée pluvieuse...?

    Une profonde joie se dégage de cette fresque familiale. Couple atypique, Chiyoko et Izumi (et plus tard leurs enfants) se trouvent confrontés malgré eux à des questionnements constants (et parfois douloureux). Elles vont devoir assumer leurs choix dans un japon encore très conservateur bien plus que si elles avaient eu un environnement conventionnel. Est-ce là un des secrets de leur bonheur?

    Dewi


  • 17 août 2016

    le jardin arc-en-ciel

    La rencontre de deux femmes, un amour qui naît et s’épanouit malgré les préjugés, là où les étoiles sont les plus belles. Être elles-mêmes, vivre et agir pour le bien d’autrui. Simple et émouvant, qui met du baume au cœur.