Dieu me déteste

Dieu me déteste

Hollis Seamon

10-18

  • 4 septembre 2018

    Il y a des livres comme Dieu me déteste, d'Hollis Seamon, qu'on a vite envie de refermer, non pas parce qu'il est mauvais – celui-là est génial – mais parce que l'on veut retarder la fin du roman, inéluctable, d'autant que dans celui-ci, Richie Rich, notre jeune héros de 17 ans, est en soins palliatifs. On ralentit la lecture pour lui donner quelques minutes de plus à vivre. Le dernier mot, c'est lui qui l'aura.

    On le lui laisse volontiers tant sa verve d'adolescent est truculente, sa parole vraie, ses erreurs – oui, au seuil de la mort, on peut encore se tromper – entières, ses excuses réelles. Dieu me déteste est un livre sincère, intense, dense, clairvoyant, bienveillant. C'est une « perf » indéniable – pas perfusion, comme en blaguerait Richie, mais performance – d'Hollis Seamon, mère d'un enfant malade qui, à force d'observation de la vie en hôpital, a écrit cet hommage aux soignés et aux soignants. Dans ce livre, « on traite toute la famille ». Il faut le lire pour faire revivre Richie. Richie est éternel tant qu'on le lit.


  • 23 juin 2015

    Coup de coeur poche

    Richard a 17 ans et un syndrome DMD : Dieu Me Déteste. Il va mourir, il le sait, alors autant en profiter, non ? Mais comment vivre sa vie d’adolescent quand on est coincé à l’unité des soins palliatifs ? Et pourtant… un vrai condensé de vie !


  • 6 juin 2015

    Coup de coeur de Laurence

    Richard va mourir, il le sait. Il a 17 ans et va faire en sorte de profiter de ses derniers mois, jours, heures à vivre.

    Rythmé, pertinent, drôle parfois. une belle leçon de vie.

    Laurence


  • par (Libraire)
    19 mai 2015

    Du rire aux larmes en quelques lignes, une bouffée d'émotions...

    Richard Casey a 18 ans, mais n'en aura jamais 19... car personne ne sort vivant du service de soins palliatifs où il séjourne. Alors plutôt que de se morfondre, Richard a décidé de profiter à fond des moments qu'il lui reste ! Un roman d'une profonde humanité !


  • par (Libraire)
    7 mai 2015

    Ne passez pas à côté de Richard Casey!

    La Belle colère, ce nouveau label des éditions Anne Carrière, nous propose de partir à la rencontre de Richard Casey, 17 ans bientôt 18 mais probablement jamais 19 puisqu'il est en soin palliatif. Difficile de commencer un roman avec une telle accroche et pourtant Hollis Seamon réussi le tour de force d'être toujours juste et de nous offrir un sublime coup de poing sur 276 pages.

    Richard ne veut pas se laisser mourir si facilement simplement parce qu'il a une DMD - comprenez une Dieu me déteste. À presque 18 ans, il veut profiter de la vie ce qui comprend naturellement: faire le mur, draguer la minette du 302 qui même si elle n'a plus de cheveux reste la plus belle fille qu'il connaisse et surtout se montrer râleur, pénible, exigeant, bref, être un adolescent comme les autres.

    Dieu me déteste est un tour de force, un roman poignant et drôle, où les personnalités comme les douleurs se côtoient, s'aident et parfois s'affrontent. Un livre à découvrir absolument.


  • 4 avril 2014

    Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ?

    Il est des livres qu’on hésite à ouvrir. Parce qu’ils font un peu peur. Parce que le sujet paraît trop grave. L’Américaine Hollis Seamon devait trouver le ton juste : drôle, vif, terriblement humain. Et il en fallait de l’humanité pour raconter l’histoire de Richard. Un adolescent de 17 ans, un peu casse- cou, un peu frimeur, un peu obsédé sexuel aussi. Peut-on le lui reprocher ? Il n’a que 17 ans. Et vit dans un service de soins palliatifs. Oui, Richard va bientôt mourir, il est atteint d’une maladie incurable et ce n’est un secret pour personne. Ni pour sa mère, ni pour son adorable et compréhensif infirmier, ni surtout pour lui-même. Richard n’a plus beaucoup de temps, alors il faut en profiter jusqu’à la lie, malgré la douleur, malgré l’épuisement qui ne le lâche jamais vraiment. Sa chance, c’est d’être follement aimé. De sa mère d’abord, qui tente tant bien que mal de cacher à son fils sa terrible souffrance, de sa grand-mère, excentrique et si compréhensive. De son oncle farfelu qui l’embarque dans une virée, le fait boire et lui présente des filles. Mais Richard n’a d’yeux que pour Sylvie, sa voisine de chambre, sa voisine de malheur. Si leur chemin se croise, ils savent tous les deux qu’il ne mènera pas très loin. Alors, ils vont s’aimer malgré la maladie, malgré les adultes qui ne comprennent rien. Richard devra se battre, au sens propre comme au figuré, contre le père de la jeune fille devenu fou. L'amour donne du courage, et ces Roméo et Juliette n’en manquent pas. Leur volonté de savourer chaque seconde l’emporte sur tout le reste. On referme le livre le cœur serré, un peu gêné en fait d’oser encore se plaindre. En se promettant de penser quelquefois à ce jeune homme, ce Don Quichotte qui mène une bataille magnifique mais perdue d’avance.

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