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Arrive un vagabond

Arrive un vagabond

Robert Goolrick

Pocket

  • par (Libraire)
    26 juin 2014

    Outre une très belle et très forte histoire d'amour, d'une grande beauté et d'une infinie tristesse qui laisse la gorge serrée, "Arrive un vagabond" est une chronique pertinente et fouillée de l'Amérique profonde de la fin des années 40. Un récit plein de passion, dur et totalement bouleversant où la tension crescendo tient en haleine jusqu'à la dernière ligne.


  • par (Libraire)
    20 avril 2014

    Comme une tragédie grecque...

    Charlie Beale, vagabond sensible et mystérieux, débarque en 1948 à Brownsburg, en Virginie. Très vite, il s'éprend de ce petit bourg et de ses habitants, qui vivent dans la crainte de Dieu, respectent les bonnes manières, et n'aiment que le travail bien fait.
    Charlie tombe amoureux; elle est mariée; ils bousculent l'ordre établi; le Ciel se rebelle. Forcément.
    Cette histoire à la fois très belle, et infiniment triste, est écrite dans une langue limpide et lumineuse, et se lit comme une tragédie grecque. A chaque page, le drame se rapproche, et pourtant, il nous faut savoir...


  • par (Libraire)
    13 janvier 2014

    Qui est cet homme, inconnu de tous, qui ose pénétrer dans la ville de Brownsburg en cet été de l'année 1948 ? Pourquoi a-t-il choisi de poser ses valises ici ? Quel est son passé ? Ses fréquentations ? Comment a-t-il séduit la femme du plus riche propriétaire des lieux ? Comment a-t-il bouleversé en quelques jours le calme qui régnait dans cette ville depuis des années ?

    Robert Goolrick répond à toutes ses questions dans son roman, Arrive un vagabond, récemment paru au format poche. En quelques phrases, il bouleverse le destin d'une ville, renverse le calme apparent et happe son lecteur jusqu'à la dernière phrase. Véritable témoignage de ce qu'a été l'Amérique des années 40, il nous emporte et nous guide vers des chemins épineux.


  • 10 décembre 2013

    L'enfance est un lieu dont on ne sort pas indemne

    Il y a des livres que l'on se sent presque forcé d'aimer, tant la critique s'est montrée élogieuse à leur égard: « texte éblouissant », « roman magnifique », « un vrai chef-d'oeuvre » ... Qu'ajouter à tout ce qui a été dit ?  Comment vous convaincre de le lire, après les articles enchanteurs comparant Robert Goolrick à Steinbeck ? J'ai essayé de me l'approprier sans préjugés.

    1948\. Comme le suggère le titre, un vagabond arrive à Brownsburg, bourgade paisible du sud des Etats-Unis, au volant d'un vieux pick-up. De Charlie Beale, on ne sait rien. Il n'a pas de passé, mais consigne son quotidien dans les pages d'un cahier. Vivant d'abord à l'écart, dans un champ, il s'attire rapidement l'affection des habitants. Will, le boucher, l'engage à ses côtés. Alma, l'épouse de celui-ci, le materne et lui trouve une maison. Mais c'est surtout avec leur fils que Charlie se lie d'amitié. Sam, six ans, petit garçon aux milliers de questions, mais forcé de taire un très lourd secret, un secret écrit noir sur blanc dans le cahier de Charlie, un secret terrible, et qui se résume en un mot : adultère, ou en un prénom : Sylvan. Sylvan est l'épouse du riche propriétaire Boaty Glass, mariée de force, puisqu'il l'a achetée à ses parents, des paysans miséreux. Dès qu'elle pose le pied dans la boucherie, l'étranger s'éprend de cette beauté entêtante, aux yeux verts et aux doigts fins. Peu à peu, Sylvan Glass devient pour Charlie, sa raison de vivre. S'ensuit alors une passion dévorante dont le petit Sam est l'unique témoin.

    Mais ne parler que de la passion interdite entre deux êtres que tout oppose, serait réduire le roman de Robert Goolrick à une -très belle- histoire d'amour. Or, il est bien plus que cela. Le récit est porté par deux personnages que l'auteur ne se lasse pas d'analyser : à travers Sylvan, il raconte d'abord la désillusion. Du haut de ses vingt ans, la jeune femme rêve de vie mondaine et d'Hollywood, arbore des robes flamboyantes et parle comme les actrices de cinéma qu'elle écoute fiévreusement à la radio. Elle tente vainement d'oublier sa vie monotone, et nous fait délicieusement penser à Emma Bovary. Puis, à travers Sam, il opère une plongée dans le monde de l'enfance. On se met à la place du petit garçon éternel insatisfait et d'une intelligence extrême, qui prend à la fois conscience de son cœur et de son corps, et c'est tout simplement bouleversant. Sa liberté de parole fait du lecteur son tendre complice. Et parce que le héros considère Sam comme un adulte, le petit ne parvient pas à trouver sa place. Seul et silencieux, assis dans le salon de Sylvan, face aux biscuits et aux bandes dessinées, les bruits provenant de l'étage, le paralysent et le gênent. Moins que l'existence de Sam, ce sont aussi les vies des habitants que Charlie bouleverse. À Brownsburg, Noirs et Blancs ne se mélangent pas. Chacun dans son église craint Dieu et l'enfer. Alors quand l'étranger commet le péché ultime, ils se renferment encore davantage sur eux-mêmes.

    Les lectrices de « Elle » avaient vu juste en décernant leur grand prix 2013 à ce roman. Ce drame poignant, qui oscille dangereusement entre grâce et cruauté, se lit d'une traite. Comme un écho à la phrase « L'enfance est un lieu dont on ne sort pas indemne », la tragédie monte en puissance et laisse place au dénouement qui glace le sang.

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Libraire)
    26 novembre 2013

    En août 1948, Charlie Beale jeune boucher, rencontre Sylvan Glass jeune femme mal mariée qui ne rêve que de cinéma et de vedettes. C'est un amour dévorant qui naît et auquel assiste toute la petite ville de Brownsbury en Virginie.
    Tout le talent de R.Goolrick est de réussir à impliquer le lecteur au coeur de cette passion inéluctable et tragique.
    Valérie