Autobiographie d'une courgette

Autobiographie d'une courgette

Gilles Paris

Flammarion

  • 24 janvier 2015

    Enfance

    J'ai aimé le personnage d'Icare, pardon, de Courgette, même si il ne comprend pas grand chose au monde qui l'entoure. En revanche, les copains autour de lui ne m'ont pas passionné, sauf Camille. Mais Camille, c'est une histoire d'amour.

    Les adultes sont un peu caricaturaux, ce qui rend le récit parfois difficilement crédible, notamment à la fin.

    J'ai également trouvé que le rythme s'essoufflait sur la fin. Dommage.

    Un personnage de Courgette bien attachant tout de même.

    L'image que je retiendrai :

    Celle du Père-Noël qui ferait mieux de passer en été plutôt qu'en hiver à cause des cheminées et de son costume rouge.

    http://motamots.canalblog.com/archives/2015/01/24/30983873.html


  • Une pépite à lire absolument !

    Ceux et celles qui me connaissent, ou me suivent depuis un certain temps, savent que j’ai tendance à fuir les livres contemporains. Ils sont trop proches de nos vies, trop ancrés dans la réalité, et souvent trop tristes. Oui, mais voilà, avec Gilles Paris, ce n’est pas pareil. J’ai découvert cet auteur un peu par hasard grâce à son roman "Au pays des kangourous", et quelle claque ce fut, quel émerveillement. Et cette bonne impression s’est confirmée avec "Autobiographie d’une Courgette".
    Icare, surnommé Courgette par sa mère, tue cette dernière, par mégarde. Il se retrouve en foyer puisque son père les a abandonnés alors qu’Icare était encore tout petit. Le sujet du roman est dur, c’est le moins qu’on puisse dire. Pourtant, ce livre est rempli d’optimisme, de bons sentiments, de joie, de bonheur.

    La vie au foyer permet à Courgette de découvrir l’amitié, l’amour, la tendresse mais également de voir le monde autrement que derrière un écran de télévision. À la base de tout il y a un terrible drame, mais tout comme notre héros, on en vient à se demander si ce n’est pas, par certains côtés, une bénédiction pour lui…
    Les personnages, entre autres Simon, Camille, Rosy, Ahmed, Boris, Antoine, Raymond, Victor mais surtout Courgette, sont très attachants. Les enfants du foyer sont profondément marqués par les tristes évènements de leur courte vie. Cela se ressent tout au long de la lecture, dans leurs paroles mais aussi dans leurs comportements. Ce qui nous donne envie de les bercer, tout comme Rosy le fait, contre notre cœur.
    Grâce à la plume de Gilles Paris, je suis passée par tout un tas d’émotions. Puisque c’est écrit comme un enfant de 9 ans parle, lorsqu’on lit le roman, on a l’impression de lire le journal intime du héros ou, encore mieux, d’être dans la tête de Courgette, de partager avec lui cette aventure, de pouvoir lire dans ses pensées. Courgette a cette appréhension du monde si particulière qu’ont les enfants. Par exemple, il ne saisit pas le sens figuré de certaines expressions : pourquoi son père est parti avec une poule ? Est-ce avec une poule du voisin ? Impossible donc de ne pas s’attendrir face à ce petit bout qui est facilement dépassé par les évènements.
    Le dossier en fin d’ouvrage, contenant par ailleurs une interview de l’auteur, est un plus indéniable. Dommage qu’il n’y ait pas la correction des divers quizz et exercices!
    En conclusion, un roman plein de tendresse et d’optimisme que je vous recommande plus que chaudement. Les personnages sont touchants et bigrement attachants, l’histoire est belle et prenante tandis que la plume de l’auteur est merveilleusement communicative.