Les étoiles s'éteignent à l'aube

Richard Wagamese, Vincent Turhan

Sarbacane

  • Conseillé par (Libraire)
    24 février 2022

    Tirée du roman de Richard Wagamese, cette sublime bande-dessinée aux traits sensibles, nous raconte avec beaucoup de délicatesse, l'histoire d'un père et son fils, de leur rencontre et de leur amour.

    Car oui, on peut apprendre ses parents et les aimer pour ce qu'ils sont !

    Pauline


  • Conseillé par (Libraire)
    22 février 2022

    Une magnifique adaptation du roman de Richard Wagamese !

    Un jeune indien accompagne son père sur leurs terres ancestrales pour retisser des liens. Des illustrations magiques où la sauvagerie de la nature s'ajoute a la rudesse des terres pour un mélange poétique et émouvant.

    Lana, stagiaire de 3ème


  • Conseillé par (Libraire)
    19 janvier 2022

    Coup de cœur de la chouette

    Partez pour l'arrière pays magnifique et sauvage de la Colombie britannique et embarquez pour le rude voyage d'un père et de son fils réunis autour d'une promesse crépusculaire.
    En s'emparant du sublime roman éponyme de Richard Wagamese, Vincent Turhan réussit le pari de restituer la beauté puissante et âpre de cette histoire intemporelle de transmission et de filiation, nous livrant de très belles illustrations tout en faisant vraiment honneur au texte d'origine.


  • Conseillé par (Libraire)
    6 janvier 2022

    Une adaptation réussie

    La Grande Ourse vous avait invité à aimer le roman de Wagamese. Normal alors de lire l'adaptation en BD de cette magnifique oeuvre.

    C’est l’histoire de levers et de couchers de soleil. D’aubes et d’aurores. Les aubes où l’on confie ses secrets de meurtre, de naissance, d’alcool. Les aurores où l’on explique l’amour qui a fui, la mort qui vient. Et ces moments magiques où la lumière s’allume ou s’éteint, Vincent Turhan sait magnifiquement les peindre. L’écrivain canadien d’origine ojibwé, Richard Wagamese avait dans son premier livre traduit en France en 2016 touché des milliers de lecteurs par l’usage de ses mots pour dire la beauté de la nature. En adaptant son roman, le dessinateur ne l’a pas trahi. Ce sont ces planches d’une douceur ineffable qui séduisent d’abord en nous emmenant pour une balade mélancolique dans la Colombie britannique. C’est de la nature qu’est attendue la rémission. C’est de la nature qu’est attendue la vérité, cette vérité que souhaite entendre Franklin Starlight, de son père Eldon qui à défaut de l’élever l’observe de temps en temps entre les vapeurs d’alcool, dans une ferme voisine où il l’a laissé, nourrisson. Eldon sent sa fin proche et il demande à son fils de l’accompagner jusqu’au sommet d’une montagne, loin de tout, face au soleil, comme un guerrier. C’est que les deux hommes ont des origines indiennes, du « sang mêlé » et comme dans tous les romans de Wagamese, les rites et cultes indiens sont omniprésents, véritables liaisons entre le présent terrestre et l’au delà.

    Les Hommes ne sont que des poussières, de petites silhouettes dessinées en bas de case, fourmis minuscules face à l’immensité de paysages grandioses. La vie des vivants est complexe et les jugements difficiles. Dans ce grand espace qui s’ouvre sur un ultime voyage, le père et le fils vont apprendre enfin à se connaitre, à se parler, à expliquer à défaut de s’expliquer. Pour la première fois de leurs vies ils cheminent ensemble et par bribes, grâce à la flamme d’un feu de camp ou à la rencontre avec une vieille femme, ils vont enfin poser des mots sur leurs souffrances, leurs incompréhensions. Les failles terribles du père alcoolique invétéré se disent. La souffrance de l’enfant en mal de famille s’exprime.

    Cet apaisement qui vient peu à peu n’est possible que dans le cadre des paysages qui les entourent, eux qui sont soumis comme les hommes aux aléas des orages, de la neige, du soleil. La mère apparaitra enfin ultime secret dévoilé, nécessaire pour se rendre dans l’au delà.

    Les étoiles qui s’éteignent à l’aube sont les feux de camp que continuent à allumer chaque nuit les ancêtres dans leur voyage dans l’autre monde. Quand le jour réapparaît les étoiles s’éteignent et les ancêtres reprennent leur route. Si Richard Wagamese a allumé un de ces feux il doit observer avec intérêt ce magnifique ouvrage chaque nuit à la lueur de son feu de camp. Un ouvrage qui n’est rien d’autre qu’une histoire d’aubes et d’aurores.