TOKYO VICE

Tokyo vice

Jake Adelstein

Points

  • 28 juin 2019

    Un récit passionnant

    Entre témoignage journalistique et roman noir, Tokyo vice est une formidable plongée dans la société criminelle japonaise de la fin du XXe siècle. Le jeune journaliste Jake Adelstein décrit son parcours d’occidental à Tokyo et raconte son aventure professionnelle : de ses premières enquêtes anecdotiques à sa plongée inquiétante dans l’univers des yakuzas. Il nous livre un récit étonnant, passionnant et partage une vision inédite du Japon contemporain.


  • par (Libraire)
    22 février 2019

    Coup de coeur de la chouette

    Et vous, seriez-vous prêt.e à écrire l'article de votre vie au prix de celle-ci ? Laissez-vous entrainer dans les bas-fonds de la capitale nippone là où règnent en maîtres les yakuzas bien loin de l'image archaïque que l'on s'en fait.
    Aussi haletant que magistral !


  • 8 juin 2018

    "Tout est vrai dans ce livre enquête au point de vue unique:
    celui du seul journaliste occidental admis dans un club de presse de la police métropolitaine de Tokyo. Une dizaine d'années à couvrir les aspects les plus sombres du Japon avec en fil conducteur, les fameux Yakuzas: extorsions, assassinats, corruption, traite des êtres humains, prostitution, une vraie plongée dans les bas-fonds de Tokyo jusqu'à l'ultime scoop qui met sa vie en danger s'il reste en vie, c'est que les Yakuzas croient qu'il est, agent de la CIA. A noter que ce livre n'a jamais été publié au Japon, les éditeurs n'ont pas osé suivre."


  • 7 novembre 2017

    En 1993, Jake Adelstein a 24 ans quand il intègre le Yomiuri Shinbun, le quotidien le plus vendu de la planète. Contre toute attente, un juif américain, un ''gaijin'', est embauché pour travailler à l'égal des journalistes japonais dans ce journal conservateur qui recrute les meilleurs dans les grandes universités de Tokyo. Il y restera 12 ans, commençant sa carrière par des affaires mineures en banlieue pour finir au press club de la police de Tokyo à enquêter sur les yakuzas, du blanchiment d'argent au trafic d'êtres humains. Quand, menacé de mort par la mafia nippone, il quitte le journal, et même le pays, il continue son travail d'investigation pour faire tomber Tadamasa Goto, l'un des dirigeants yakuza les plus importants. Sa femme et ses enfants en sécurité aux Etats-Unis, il revient à Tokyo, protégé par la police et se payant les services d'un garde du corps personnel.
    Dans Tokyo vice, le journaliste raconte par le menu sa difficile intégration au sein du journal, sa découverte de l'entreprise, le respect de la hiérarchie, les horaires de travail étirables à l'envi, la recherche d'informateurs dans tous les milieux, les rapports parfois houleux avec la police, son immersion dans les quartiers chauds de la ville, ses relations ambiguës avec les voyous et, bien sûr, ses enquêtes au sein de la pieuvre yakuza.

    Reportage journalistique, documentaire sociétal, récit initiatique, polar noir non fictionnel...Tokyo vice est tout cela à la fois. C'est le témoignage engagé, sans doute partial, mais incroyablement vivant d'un jeune journaliste qui fait ses armes dans une société dont il apprend en même temps les usages. Loin d'un Japon idyllique, policé et zen, Adelstein raconte la violence, la prostitution, la traite d'êtres humains, les bas-fonds, les accointances entre politique et mafia, les policiers démunis, la puissance des yakuza. Parés d'une aura de mystère, craints et respectés, ces mafieux ont longtemps bénéficié d'une image romanesque mais les temps ont changé, le code d'honneur n'est plus respecté, les civils non plus, l'argent est devenu roi et justifie toutes les exactions. Usure, immobilier, drogue, commerce du sexe, les yakuza ont la main mise sur tout ce qui permet de soutirer, extorquer, engranger de l'argent, manipuler, menacer, tuer ceux qui résistent.
    Un récit nerveux, parfois drôle, souvent effrayant, émouvant aussi quand il évoque ce policier intègre, mort d'un cancer dans l'indifférence générale ou cette collègue journaliste suicidée après une mise au placard injuste ou encore cette amie prostituée disparue sans laisser d'adresse alors qu'elle enquêtait pour lui. Le style est journalistique donc sans grand relief mais le témoignage est suffisamment fort pour faire abstraction des imperfections et des répétitions. Sincère et instructif.