La nuit des béguines

La nuit des béguines

Aline Kiner

Liana Levi

  • par (Libraire)
    8 septembre 2017

    Le dernier roman d'Aline Kiner nous offre une belle immersion dans le Paris de 1310, aux côtés des femmes libres du Grand Béguinage Royal créé par Saint Louis.

    Une belle découverte des vies et des mœurs de cette communauté de femmes, certes hétéroclite mais autonome, qui tente de conserver son indépendance au milieu des intrigues politiques de Philippe le Bel et du procès des Templiers, et des pressions d'une Inquisition qui entend imposer un schéma de pensée.

    L'auteur propose une belle galerie de personnage, chacun guidé par sa foi et ses idéaux. Ainsi, dans la frénésie de la capitale, le lecteur pourra s'attacher à la rebelle Maheu la Rousse, la fière Ade, ou la sage Ysabel.

    Un très beau roman historique.


  • par (Libraire)
    5 septembre 2017

    Au Moyen-Age une communauté de béguines était installée dans le quartier du Marais à Paris. Cette communauté accueillait des femmes laïques mais désireuses de mener une vie pieuse et dévote.
    Ce joli roman raconte la vie de quelques femmes vivant dans ce lieu à part ; certaines sont veuves, soignantes, ou malmenées par la vie....Une vie toujours un peu sur le fil entre un statut précaire dépendant des décisions royales ou ecclésiastiques et une condition féminine soumise aux codes de la société médiévale.


  • par (Libraire)
    4 septembre 2017

    Liberté, liberté chérie.

    Libres de Dieu comme des hommes, les béguines vivaient au moyen-âge en communautés, elles pouvaient choisir d’étudier, de travailler et de vivre comme bon leur semble ! En 1310, en plein Paris, l’une de ces communautés évolue paisiblement : Ysabel, qui connaît les secrets des plantes et en fabrique des remèdes, Ade, la jeune veuve solitaire, Jeanne, qui tient une boutique de tissus, et des centaines d’autres… Mais quand débarque Maheut la Rousse, jeune femme rebelle fuyant des noces imposées et pourchassée par un franciscain de sa région, la tranquillité du clos est rompue. À cette époque trouble, où les templiers sont pourchassés, où l’hérésie hante le royaume et où une béguine est brûlée vive pour un manuscrit interdit, ces femmes doivent redoubler d’ingéniosité pour préserver leurs liberté et leur mode de vie !
    Étonnant par son thème, attachant par ses personnages - ces béguines libres d’esprit et de corps, à une époque où leurs semblables devaient obéissance à un père ou à un mari -, envoûtant par son style seyant parfaitement à l’époque contée, et étincelant par l’érudition joyeuse dont fait preuve Aline Kiner, La Nuit des Béguines est un récit éblouissant qu’on souhaiterait ne jamais quitter !


  • 2 septembre 2017

    Coup de coeur de Simon

    France, début XIVe siècle.
    Les Templiers brûlent et l'Inquisition rôde sous le règne de Philippe le Bel.

    Par les yeux de quelques femmes, l'on découvre une histoire méconnue, celle d'une communauté féminine, qui tente, malgré les tourments, de conserver son indépendance et ses privilèges durement acquis dans un royaume en pleine crise de foi.

    Galerie de portraits de femmes dures mais touchants, atlas d'un royaume de France en crise, journal de lutte dun communauté pour sa survie, ce roman nous rappelle, avec un écho à notre époquee difficilement occultable, que la place des femmes dans ce monde a été et reste un combat.

    Simon


  • par (Libraire)
    30 août 2017

    Audace et modernité

    Quel beau roman porté par le charme spirituel et le mystère propres au Moyen Âge ! Le portail est entr'ouvert pour laisser nos yeux de lecteurs pénétrer dans le béguinage royal de Paris en ce début du XIVe siècle. Tout y est discret, feutré, elles sont pourtant nombreuses à y vivre, recluses mais non cloîtrées, autonomes, érudites, veuves ou célibataires, liées à leur foi, libres, altruistes et solidaires. Magnifique portrait d'une communauté de femmes tolérée par les pouvoirs royaux et religieux avides d'autorité et de suprématie supportant difficilement la solitude et l'autonomie de ces dames inclassables, sans doute jugées trop rebelles et audacieuses.


  • par (Libraire)
    28 août 2017

    Un très beau roman historique étonnement moderne

    L’époque est rude pour les femmes du béguinage royal de Paris. Elles vivent leur foi en soignant les pauvres, elles travaillent et ont acquis une grande autonomie. Elles sont libres et bien qu’elles fussent protégées par le roi, l’église mène un combat parfois terrible contre elles.
    J’ai aimé découvrir ces femmes puissantes et courageuses et j’ai pris grand plaisir à lire ce très beau roman historique étonnement moderne.


  • par (Libraire)
    25 août 2017

    vers une liberté

    1er juin 131O, place de Grève à Paris, Marguerite Porete , une béguine de Valenciennes, auteur d’un ouvrage jugé hérétique « Le miroir des âmes simples et anéanties», est brûlée vive. L’inquiétude monte dans le béguinage royal parisien où vivent en communauté des femmes seules, libres, mi moniales mi laïques qui étudient, prient,travaillent,et soignent. Elles se mettent en danger en recueillant et en cachant une jeune rousse mutique qui fuit un mari tortionnaire.

    Aline Kiner fait un portrait très sombre de cette époque où rôdent la terreur et la violence. L’écriture froide aux accents de l’époque se met au service d’un contexte historique rigoureux et austère. Mais l’émotion affleure avec le portrait nuancé de femmes remarquables.


  • par (Libraire)
    17 août 2017

    Ce roman historique se passe au sein de la communauté des béguines de Paris, fondée par Saint Louis. Nous sommes en 1310, et le sort de ces femmes est menacé par l'Église qui ne voit pas d'un bon œil leur statut si particulier et si moderne. Elles n'obéissent à aucun ordre religieux, ne font pas vœu de célibat. Elles étudient, chantent et soignent. Les temps sont troubles. Philippe le Bel entame sa guerre contre l'ordre des Templiers. Les béguines attirent alors l'attention de l'inquisition par un livre écrit par l'une d'entre elles, Marguerite Porete, Le Miroir des âmes simples anéanties, qui prône l'amour de Dieu sans l'intermédiaire des prêtres...

    À travers l'histoire de quelques femmes imaginées par Aline Kiner - Ysabel la soigneuse ; Maheut la Rousse ; Ade la scribe - ce roman met en avant un épisode peu connu de l'Histoire des femmes, qui trouve des résonnances très féministes dans notre actualité. Avec une écriture simple et précise – l’auteur s’est beaucoup documenté sur la période comme en témoigne la bibliographie à la fin du livre – Aline Kiner réussit à faire revivre le quotidien de ses héroïnes et à immerger le lecteur dans l’ambiance du Paris médiéval. Je ne vais pas trop vous refaire l'histoire, je vous laisse découvrir cela en lisant, mais je vous invite vraiment à lire ce roman étonnant, qui est une jolie surprise dans cette rentrée littéraire.