Robot sauvage

Robot sauvage

Peter Brown

Gallimard Jeunesse

  • 21 janvier 2019

    Si je dois commencer par l’un des plus grands plaisirs liés à ce roman c’est sans aucun doute par ses illustrations et leur poésie. J’ai absolument été sous le charme du style graphique de l’auteur, refeuilletant le livre pour uniquement en savourer les images, les unes après les autres et refaire l’histoire sans le texte. Magnifique !

    Ce livre, conseillé pour les enfants à partir de 9 ans, a un texte abordable et se lit très facilement. Il pourra même être mis entre les mains de lecteurs un tout petit peu plus jeunes mais ayant un très bon niveau de lecture.

    Si le début m’a paru un peu long à se mettre en place, à accrocher le lecteur, l’histoire démarre malgré tout assez rapidement et nous nous prenons d’affection pour les animaux sauvages de l’île où arrive sans le comprendre Roz, autant que nous apprécions le personnage du robot. Entre candeur et esprit algorythmique froid, Roz va peu à peu apprendre à comprendre la nature, va découvrir les émotions et ainsi réussir à s’intégrer dans la vie sauvage. Une vie pour laquelle l’entraide est essentielle, une vie difficile qui ne fait pas de cadeaux.

    Entre hymne à la nature et aux animaux et roman de science-fiction (pas si fictionnel) pour les jeunes lecteurs en herbe, ce roman réinvente des classiques d’aventures en terres inconnues et interroge les progrès technologiques au même titre que la distance prise avec les trésors naturels de la planète. Il vient également parler et faire réfléchir aux différences, aux préjugés, au vivre ensemble, à l’intégration et à l’amitié, même aux rapports entre enfants et parents. Rien que ça !

    Un livre qui ne manquera pas de faire rire comme d’humidifier les petits yeux, un livre qui sera une très belle aventure pour les petits-grands et les grands-petits.


  • 5 septembre 2017

    Nominé Prix Sorcières 2018 CARRÉMENT PASSIONNANT MINI

    Tout commence par une tempête et un naufrage. Un cargo qui coule en pleine mer, laissant échapper cinq caisses de sa cargaison qui dérivent et finissent par se fracasser sur les rochers bordant une petite île… Toutes, sauf une, qui parvient miraculeusement en bon état sur le rivage. Dans cette caisse se trouve un robot, flambant neuf. Il suffit d’une loutre curieuse et d’un heureux coup de patte pour que le robot s’active et parte à la découverte de ce nouvel environnement.
    ROZZOUM 7134, ou plus simplement Roz, découvre qu’elle est dotée d‘un puissant instinct de conservation et qu’elle va devoir prendre des mesures pour survivre dans cet endroit hostile. C’est en observant les animaux qui vivent sur l’île que Roz va peu à peu apprendre à s’adapter à la nature et même, à se faire des amis.
    Peter Brown réunit dans ce roman deux de ses passions : la nature et les robots. «[…] que ferait un robot intelligent perdu dans la nature ? ».
    Les déboires et aventures de Roz – irrésistible Robinson futuriste – se déroulent en quatre-vingt courts et captivants chapitres au cours desquels la personnalité de Roz s’étoffe et se complexifie. Robot sauvage est un roman d’apprentissage plein de charme, un hymne à l’amitié, à la nature et qui soulève beaucoup de questions sur l’humanité.


  • par (Libraire)
    21 juin 2017

    Le Robinson Crusoé robotisé

    À la suite d'un naufrage, le robot Roz se retrouve seule sur une île perdue au milieu de l'océan. Le monstre de métal ne tarde pas à s'adapter à son nouvel environnement, elle apprend même la langue des animaux. Elle commence à se sentir chez elle, se fait des amis, se sent utile. Mais, après quelques temps, Roz se pose des questions. Un robot est-il réellement destiné à la vie sauvage ? Qu'y-a-t-il en dehors de son île ? Roz n'aura de cesse de se demander d'où elle vient, qui elle est et qui l'a créée.
    Ce roman dès neuf ans a le mérite d'avoir imaginé un Robinson Crusoé robotisé. Outre le sujet passionnant de l'individu face à sa survie, il nous questionne sur ce qui caractérise un être vivant. Roz et ses amis sont nos seuls interlocuteurs tout au long du récit, on ne croise aucun être humain et nous n'avons donc jamais leur point de vue. Le texte est fluide, il se lit vite et nous laisse une très bonne impression.